Lyon, Turin, Milan, Venise, puis la Grèce.
Il quitte Paris avec Céleste, qu’il laisse à Venise ; de Trieste, il s’embarque pour la Grèce. Le voyage doit fournir les décors des Martyrs ; il cache aussi un rendez-vous espagnol avec Natalie de Noailles.
Pour Les Martyrs, épopée des premiers chrétiens, il veut voir la Grèce et la Terre sainte. Parti de Paris le 13 juillet 1806 avec son domestique Julien Potelin, il passe par Lyon, Milan et Venise, où Céleste l’accompagne avant de rentrer. Il s’embarque à Trieste le 1er août. Le voyage, de près d’un an, donnera l’Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811).
Julien tient son propre journal, que les Mémoires reproduisent en partie : un contrepoint terre à terre aux envolées de son maître.
Il date lui-même le départ dans l’Itinéraire, et dit ce qu’il va chercher : des paysages pour les Martyrs, mais aussi un pèlerinage.
« En quittant de nouveau ma patrie, le 13 juillet 1806, je ne craignis point de tourner la tête comme le sénéchal de Champagne […] »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, Ire partie (lire sur le site). · Lire le passage
« J’avais contemplé dans les déserts de l’Amérique les monuments de la nature : parmi les monuments des hommes, je ne connaissais encore que deux sortes d’antiquités, l’antiquité celtique et l’antiquité romaine ; il me restait à parcourir les ruines d’Athènes, de Memphis et de Carthage. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, Ire partie (lire sur le site). · Lire le passage
« Je serai peut-être le dernier Français sorti de mon pays pour voyager en Terre Sainte avec les idées, le but et les sentiments d’un ancien pèlerin […] »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, Ire partie (lire sur le site). · Lire le passage