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L'Enchanteur 1768—1848
Lucile de Chateaubriand De Lucile poemes en prose a la lune

De Lucile poemes en prose a la lune

Lucile de Chateaubriand · 1 min de lecture · chapitre 12 sur 28

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Charavay frères, 1879, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Chaste déesse! Déesse si pure, que jamais même les roses de la pudeur ne se mêlent à tes tendres clartés, j'ose te prendre pour confidente de mes sentiments. Je n'ai point, non plus que toi, à rougir de mon propre cœur, mais quelquefois le souvenir du jugement injuste et aveugle des hommes couvre mon front de nuages, ainsi que le tien. Comme toi, les erreurs et les misères de ce monde inspirent mes rêveries. Mais plus heureuse que moi, citoyenne des cieux, tu conserves toujours la sérénité ; les tempêtes et les orages qui s'élèvent de notre globe, glissent sur ton dis que paisible. Déesse aimable à ma tristesse, verse ton froid repos dans mon âme.