Il la trouve seule et la blesse en vantant la douceur de son exil ; elle rend visite à Céleste à Genève le lendemain.
Mme de Staël, exilée par Napoléon à quarante lieues de Paris, vit à Coppet, sur le lac Léman. La visite tourne mal : Chateaubriand vante une retraite qu’il envie, elle se juge la plus malheureuse des femmes.
« J’allai voir à Coppet madame de Staël ; je la trouvai seule au fond de son château, qui renfermait une cour attristée. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 3. · Lire le passage
« Je lui parlai de sa fortune et de sa solitude, comme d’un moyen précieux d’indépendance et de bonheur : je la blessai. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 3. · Lire le passage
« Ne disputons à personne ses souffrances ; il en est des douleurs comme des patries, chacun a la sienne. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 3. · Lire le passage
Le lendemain, elle rend visite à Céleste à Genève. Au retour du Mont-Blanc, le couple ne peut la revoir à Coppet.