Dans les ruines de Sparte, il appelle Léonidas : seul l’écho lui répond. La scène, racontée dans l’Itinéraire, est restée célèbre.
Débarqué à Modon (Méthoni), il traverse le Péloponnèse ottoman à cheval, par Coron, Tripolitza et Mistra, qu’il prend d’abord pour Sparte. Sur le site de la cité antique, il cherche en vain la trace des Lacédémoniens et appelle Léonidas dans les ruines :
« Quand j’appelai Léonidas à Lacédémone, il ne me répondit pas […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe (lettre à Mme Récamier, 1829). · Lire le passage
« Il y a de cette heure quinze autres années, qu’étant à Sparte, et contemplant le ciel pendant la nuit, je me souvenais des pays qui avaient déjà vu mon sommeil paisible ou troublé […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe. · Lire le passage
L’Itinéraire date la promenade de Chateaubriand dans le site de la cité antique, et en tire une comparaison qui la rend célèbre :
« C’était le 18 août 1806, à neuf heures du matin, que je fis seul, le long de l’Eurotas, cette promenade qui ne s’effacera jamais de ma mémoire. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, Ire partie (lire sur le site). · Lire le passage
« […] je criai de toute ma force : Léonidas ! Aucune ruine ne répéta ce grand nom, et Sparte même sembla l’avoir oublié. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, Ire partie (lire sur le site). · Lire le passage
« Tout le monde a vu Athènes, mais très peu de voyageurs ont pénétré jusqu’à Sparte : aucun n’en a complètement décrit les ruines. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, Ire partie (lire sur le site). · Lire le passage
« Un seul fait suffit à la gloire de ce peuple : quand Néron visita la Grèce, il n’osa entrer dans Lacédémone. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, Ire partie (lire sur le site). · Lire le passage