Le monastère déserté, au moment où Napoléon marche vers Austerlitz.
Toujours avec Ballanche, le couple loue une calèche jusqu’à Voreppe, puis monte à cheval par Saint-Laurent-du-Pont jusqu’au monastère, vidé de ses moines par la Révolution. Un frère lai y est resté pour soigner un solitaire qui vient de mourir.
« Nous vîmes la fosse étroite fraîchement recouverte : Napoléon, dans ce moment, en allait creuser une immense à Austerlitz. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 5. · Lire le passage
Au retour, un orage éclate ; Céleste galope sous la pluie, Ballanche se dit « comme un poisson dans l’eau ».
« Madame de Chateaubriand, devenue intrépide à force de peur, galopait à travers les cailloux, les flots et les éclairs. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 5. · Lire le passage
La course se place dans les premiers jours de septembre, au départ de Lyon, que le couple quitte vers le milieu du mois pour s’établir chez Joubert, à Villeneuve-sur-Yonne, le 20 (Mayer, 1946). Chateaubriand revoit Voreppe en 1838.