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L'Enchanteur 1768—1848
L'Expérience religieuse de Chateaubriand Expérience religieuse de Chateaubriand. - II danger et inutilité de l'athéisme. Génie du Christianisme

Expérience religieuse de Chateaubriand. - II danger et inutilité de l'athéisme. Génie du Christianisme

L'Expérience religieuse de Chateaubriand · 1 min de lecture · p. 120 · chapitre 30 sur 57

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : P. Lethielleux, 1912, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Il y a deux sortes d'athées bien distinctes : les premiers conséquents dans leurs principes, déclarent sans hésiter, qu'il n'y a point de Dieu, par conséquent de différence essentielle entre le bien et le mal ; que le monde appartient aux plus forts et aux plus habiles, etc. Les seconds sont les honnêtes gens de l'athéisme, les hypocrites de l'incrédulité : absurdes personnages, qui, avec une douceur feinte, se porteraient à tous les excès pour soutenir leur système ; ils vous appelleraient mon frère en vous égorgeant ; les mots de morale et d'humanité sont incessamment dans leur bouche : ils sont triplement méchants, car ils joignent aux vices de l'athée l'intolérance du sectaire et l'amour-propre de l'auteur.

Ces hommes prétendent que l'athéisme ne détruit ni le honneur ni la vertu, et qu'il n'y a point de condition où il ne soit aussi profitable d'être incrédule que d'être religieux : c'est ce qu'il convient d'examiner.

Si une chose doit être estimée en raison de son plus