Logement du ménage au retour de Neuchâtel, fin 1824, jusqu’à l’installation rue d’Enfer (1826).
En bref
| Adresse d’époque | Rue du Regard, n° 7 (Biré, 1907) ; les Mémoires ne donnent pas de numéro. |
|---|---|
| Adresse actuelle | 7, rue du Regard et 70, boulevard Raspail, 75006 Paris : hôtel de Beaune, inscrit aux monuments historiques depuis le 16 mars 1926 (Wikipédia). |
| Occupation | De l’automne 1824 (retour de Neuchâtel avec Céleste, après la mort de Louis XVIII, 16 septembre 1824) à l’installation rue d’Enfer (1826). La plaque de la façade et Wikipédia disent « de 1825 à 1826 » ; Biré l’y fait venir après le renvoi du ministère (6 juin 1824). |
| Plaque | « Ici ont vécu François René de Chateaubriand de 1825 à 1826, ministre des Affaires étrangères de 1823-1824, puis le maréchal de l’Empire, Victor, duc de Bellune, de 1830 à 1841. Ils furent liés par leurs idées, leurs fonctions ministérielles et l’amitié. » |
| Avec qui | Céleste. |
| Divergence | Charles Le Goffic (1902) écrit, en note, qu’avant la rue d’Enfer Chateaubriand « habitait précédemment au 27 de la rue Saint-Dominique ». Victor Hugo confirme ce domicile, mais au temps de sa jeunesse (vers 1820-1822 ?) : la rue Saint-Dominique précède sans doute la rue du Regard (voir la fiche « Rue Saint-Dominique, n° 27 »). Les Mémoires datent aussi de 1832 la phrase « je dors aussi bien rue Saint−Dominique qu’au mont Saint−Gothard », qui ne prouve pas un domicile. |
| Certitude | Domicile attesté par les Mémoires (livre XXVIII, chapitre 5) ; numéro d’après Biré (1907) ; dates probables. |
Retour de Neuchâtel
« J’allai chercher madame de Chateaubriand à Neuchâtel, et nous vînmes à Paris loger rue du Regard. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXVIII, chapitre 5. · Lire le passage
Biré donne le numéro, et une autre raison : sorti du ministère plus pauvre qu’il n’y était entré, il juge trop onéreux son appartement de la rue Saint-Dominique,
« […] et il alla demeurer rue du Regard, n° 7. »
Edmond Biré, Chateaubriand, Victor Hugo, H. de Balzac, 1907. · Lire le passage
L’hôtel de Beaune
L’hôtel est l’un de ceux que les Carmes, « enrichis par le système de Law », font construire sur leurs terrains, du côté impair de la rue : vers 1728 selon Wikipédia ; en 1720 et par l’architecte Victor Dailly selon Rochegude (1910).


Avant la Révolution, les Carmes le louent à Mgr Ferdinand de Rohan-Guéméné, archevêque de Cambrai ; saisi comme bien national, il reste quelques années à l’État (Wikipédia). Rochegude y nomme le prince de Robecq, grand d’Espagne (1770), le duc de Bellune (1810 ; de 1830 à 1841 selon la plaque) et une marquise d’Hautefeuille, sans parler de Chateaubriand, et précise que l’hôtel est « dit à tort de Montespan ». Au n° 1 de la même rue, le docteur Récamier, parent de Mme Récamier, a acheté en 1821 le petit hôtel de Verrue (Rochegude).

L’hôtel perd son jardin vers 1908, au percement du boulevard Raspail (Wikipédia). Ne pas le confondre avec l’hôtel de France, rue de Beaune, où le ménage descend en 1804.
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXVIII, chapitre 5
Edmond Biré, Chateaubriand, Victor Hugo, H. de Balzac, 1907 (lire en ligne)
Charles Le Goffic, « Les dernières années de Chateaubriand », L’Âme bretonne, 1re série, 1902 (lire en ligne)
Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris par arrondissements, Paris, Hachette, 1910 (20 vol.) (lire en ligne)
Wikipédia, article « Hôtel de Beaune » (consulté le 6 novembre 2026) (lire en ligne)
Wikipédia, article « Rue du Regard » (consulté le 31 octobre 2026 ; renseignement à recouper) (lire en ligne)
