Il visite l’église du Saint-Sépulcre, que l’incendie de 1808 détruira : il se dit « le dernier voyageur qui l’ait vue ».
Parti du couvent latin avec deux religieux, un drogman, son domestique et un janissaire, il se rend à pied au Saint-Sépulcre.
« Je sortis du couvent le même jour, à neuf heures du matin, accompagné de deux religieux, d’un drogman, de mon domestique et d’un janissaire. Je me rendis à pied à l’église qui renferme le tombeau de Jésus-Christ. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, IVe partie (lire sur le site). · Lire le passage
Il hésite sur la manière de décrire ce qui a été décrit tant de fois, et choisit de reprendre les pèlerins antérieurs en les commentant. Une raison pèse sur ce choix :
« L’église du Saint-Sépulcre n’existe plus ; elle a été incendiée de fond en comble depuis mon retour de Judée ; je suis, pour ainsi dire, le dernier voyageur qui l’ait vue, et j’en serai par cette raison même le dernier historien. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, IVe partie (lire sur le site). · Lire le passage
« Il était donc deux heures quand j’achevai, le 7 octobre, ma première revue des saints lieux. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, IVe partie (lire sur le site). · Lire le passage
L’incendie dont il parle (que l’on date de 1808) prouve que cette page n’a pas été écrite en 1806 : elle est postérieure à son retour, comme il l’écrit lui-même, et antérieure à la publication de 1811.