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L'Enchanteur 1768—1848
Le pillage de la maison de Saint-Lazare, faubourg Saint-Denis, le 13 juillet 1789, gravure d'après Jean-Louis Prieur (musée Carnavalet)

Lieux

Pavillons de Saint-Lazare, faubourg Saint-Denis

Rue du Faubourg-Saint-Denis (ancien enclos Saint-Lazare), 75010 Paris

Appartement partagé avec Julie de Farcy et Lucile, de l’automne 1787 (selon Collas) à juin 1788, dans les pavillons où loge Delisle de Sales.

En bref

Adresse d’époquePavillons de l’enclos Saint-Lazare, « au haut du faubourg Saint-Denis » (rive droite), où loge déjà Delisle de Sales.
Adresse actuelleRue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris, à hauteur de l’ancien enclos Saint-Lazare (emplacement approximatif ; l’enclos a été loti au XIXe siècle).
OccupationAprès un « semestre » à Fougères ; date d’arrivée non précisée par les Mémoires, début de l’automne 1787 selon Collas (1919), jusqu’à juin 1788. Chateaubriand prévient lui-même qu’entre 1787 et 1789 la famille n’habita « constamment ni Paris, ni le même lieu dans Paris ».
Avec quiSes sœurs Julie de Farcy et Lucile (« douce association des trois plus jeunes oiseaux de la couvée »). Son frère Jean-Baptiste habite tout près, chez son beau-père le président de Rosambo, rue de Bondy.
VoisinsDelisle de Sales, qui leur a trouvé l’appartement et les introduit chez les gens de lettres (Flins, Parny, Ginguené, Chamfort…).
LogementUn appartement (étage et pièces non décrits).
CertitudeDomicile attesté par les Mémoires (livre IV, chapitre 10) ; dates d’occupation incertaines.

Un logement choisi pour être près du frère aîné

Mme de Farcy, malade, décide de quitter la Bretagne et entraîne Lucile, qui entraîne son frère :

« Mon frère était marié ; il demeurait chez son beau−père, le président de Rosambo, rue de Bondy. Nous convînmes de nous placer dans son voisinage : par l’entremise de M. Delisle de Sales, logé dans les pavillons de Saint−Lazare, au haut du faubourg Saint−Denis, nous arretâmes un appartement dans ces mêmes pavillons. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitre 10. · Lire le passage

Edmond Biré relève dans l’Almanach royal de 1789 l’adresse du président Le Peletier de Rosambo, rue de Bondy (note du tome I de son édition).

« La présence de mes deux soeurs me rendit le séjour de Paris moins insupportable ; mon penchant pour l’étude affaiblit encore mes dégoûts. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitre 11. · Lire le passage

Des dates mouvantes

Les Mémoires ne fixent pas l’installation. Ils placent les États de Bretagne de décembre 1788 entre deux séjours parisiens, et l’arrivée à Paris de 1789 après la séance royale du 23 juin (livre V, chapitre 8). Chateaubriand avertit lui-même du désordre de ces années :

« Pendant ces deux années, mes soeurs et moi, nous n’habitâmes constamment ni Paris, ni le même lieu dans Paris. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitre 13. · Lire le passage

« Lucile et madame de Farcy, revenues avec moi en Bretagne, voulaient retourner à Paris ; mais je fus retenu par les troubles de la province. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre V, chapitre 7. · Lire le passage

Le 13 juillet 1789, la foule pille la maison de Saint-Lazare, toute proche (Mémoires, livre V, chapitre 8). Les Mémoires ne disent pas si les Chateaubriand logeaient encore aux pavillons à ce moment (point non établi).

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitres 10, 11 et 13 ; livre V, chapitres 7 et 8
Mémoires d’outre-tombe, nouvelle édition avec une introduction, des notes et des appendices par Edmond Biré, Paris, Garnier, 6 vol. (1898-1900, rééd. 1910) (lire sur le site · Internet Archive)

Quand il y vécut ou séjourna

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