Appartement partagé avec Julie de Farcy et Lucile, de l’automne 1787 (selon Collas) à juin 1788, dans les pavillons où loge Delisle de Sales.
En bref
| Adresse d’époque | Pavillons de l’enclos Saint-Lazare, « au haut du faubourg Saint-Denis » (rive droite), où loge déjà Delisle de Sales. |
|---|---|
| Adresse actuelle | Rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris, à hauteur de l’ancien enclos Saint-Lazare (emplacement approximatif ; l’enclos a été loti au XIXe siècle). |
| Occupation | Après un « semestre » à Fougères ; date d’arrivée non précisée par les Mémoires, début de l’automne 1787 selon Collas (1919), jusqu’à juin 1788. Chateaubriand prévient lui-même qu’entre 1787 et 1789 la famille n’habita « constamment ni Paris, ni le même lieu dans Paris ». |
| Avec qui | Ses sœurs Julie de Farcy et Lucile (« douce association des trois plus jeunes oiseaux de la couvée »). Son frère Jean-Baptiste habite tout près, chez son beau-père le président de Rosambo, rue de Bondy. |
| Voisins | Delisle de Sales, qui leur a trouvé l’appartement et les introduit chez les gens de lettres (Flins, Parny, Ginguené, Chamfort…). |
| Logement | Un appartement (étage et pièces non décrits). |
| Certitude | Domicile attesté par les Mémoires (livre IV, chapitre 10) ; dates d’occupation incertaines. |
Un logement choisi pour être près du frère aîné
Mme de Farcy, malade, décide de quitter la Bretagne et entraîne Lucile, qui entraîne son frère :
« Mon frère était marié ; il demeurait chez son beau−père, le président de Rosambo, rue de Bondy. Nous convînmes de nous placer dans son voisinage : par l’entremise de M. Delisle de Sales, logé dans les pavillons de Saint−Lazare, au haut du faubourg Saint−Denis, nous arretâmes un appartement dans ces mêmes pavillons. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitre 10. · Lire le passage
Edmond Biré relève dans l’Almanach royal de 1789 l’adresse du président Le Peletier de Rosambo, rue de Bondy (note du tome I de son édition).
« La présence de mes deux soeurs me rendit le séjour de Paris moins insupportable ; mon penchant pour l’étude affaiblit encore mes dégoûts. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitre 11. · Lire le passage
Des dates mouvantes
Les Mémoires ne fixent pas l’installation. Ils placent les États de Bretagne de décembre 1788 entre deux séjours parisiens, et l’arrivée à Paris de 1789 après la séance royale du 23 juin (livre V, chapitre 8). Chateaubriand avertit lui-même du désordre de ces années :
« Pendant ces deux années, mes soeurs et moi, nous n’habitâmes constamment ni Paris, ni le même lieu dans Paris. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitre 13. · Lire le passage
« Lucile et madame de Farcy, revenues avec moi en Bretagne, voulaient retourner à Paris ; mais je fus retenu par les troubles de la province. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre V, chapitre 7. · Lire le passage
Le 13 juillet 1789, la foule pille la maison de Saint-Lazare, toute proche (Mémoires, livre V, chapitre 8). Les Mémoires ne disent pas si les Chateaubriand logeaient encore aux pavillons à ce moment (point non établi).
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitres 10, 11 et 13 ; livre V, chapitres 7 et 8
Mémoires d’outre-tombe, nouvelle édition avec une introduction, des notes et des appendices par Edmond Biré, Paris, Garnier, 6 vol. (1898-1900, rééd. 1910) (lire sur le site · Internet Archive)
