Année de grave détresse financière.
Privé de sa pension, il vend sa bibliothèque et met en loterie la Vallée-aux-Loups, sans succès.
« Je ne gardai qu’un petit Homère grec, à la marge duquel se trouvaient des essais de traductions et des remarques écrites de ma main. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXV, chapitre 6. · Lire le passage
Ce « petit Homère » existe : une édition gréco-latine du XVIIIe siècle, en trois volumes de poche, interfoliée de pages où Chateaubriand essaie de traduire l’Iliade. Les deux premiers volumes, donnés à la duchesse de Duras, sont passés à ses descendants, les Blacas ; le troisième (chants IX à XII) est entré à la Bibliothèque nationale avec le fonds Smith-Lesouëf en 1913. L’écriture et des notes préparatoires du Voyage au Mont-Blanc datent les essais des environs de 1805, au temps où il préparait Les Martyrs (Julien Bocholier, Revue de philologie, 2019).
Le catalogue de la vente, conservé, montre plusieurs éditions de la Bible en hébreu et en latin, et des traductions françaises catholiques (Lemaître de Sacy, les docteurs de Louvain) et protestantes (Genève) (Guy Berger, « Chateaubriand et la Bible », conférence (site de la Société Chateaubriand)).