Rédigé à la Vallée-aux-Loups ; saisi chez le libraire Le Normant ; lui coûte son titre de ministre d’État.
Genèse
Dans la préface de la première édition, il justifie sa prise de parole par ses deux titres, pair de France et ministre d’État : comme pair, il doit la vérité à la France ; comme ministre d’État, il la doit au roi. Les Mémoires disent que l’ouvrage fut le « rudiment » du gouvernement représentatif, et rapportent la surprise de ceux qui s’étonnaient qu’un tel livre politique fût de l’auteur d’Atala.
L’œuvre
Théorie de la monarchie constitutionnelle à l’anglaise : responsabilité des ministres, liberté de la presse, rôle de la majorité parlementaire. Un post-scriptum attaque l’ordonnance du 5 septembre.
Réception
Saisi chez l’imprimeur Le Normant en septembre 1816 ; l’auteur est rayé de la liste des ministres d’État et perd sa pension. L’ouvrage reste l’un des textes fondateurs du libéralisme parlementaire français.
Textes en ligne
Texte en ligne : De la monarchie selon la Charte ; préface de la première édition.
Extraits
« Comme pair de France, je dois dire la vérité à la France, et je la dirai. Comme ministre d’État, je dois dire la vérité au roi, et je la dirai. »
Préface de la première édition (Wikisource). · Lire le passage
« […] la Monarchie selon la Charte, a été le rudiment de notre gouvernement représentatif […] »
Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 10. · Lire le passage
« Lorsque, dans la suite, la Monarchie selon la Charte parut, il ne revenait pas qu’un pareil ouvrage politique eût pour auteur le chantre de la fille des Florides. »
Mémoires d’outre-tombe, livre XVIII, chapitre 8. · Lire le passage
