Dernier voyage : il retrouve à Venise le comte de Chambord ; il écrit de là à Juliette Récamier une lettre d’adieu à la ville.
« Au printemps de 1845. M. de Chateaubriand voulut revoir une dernière fois son jeune roi. Il se rendit donc à Venise à la fin de mai, et passa quelques jours auprès de M. le comte de Chambord; mais c’était l’effort suprême de sa fidélité. »
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage
Le prince le retient un jour de plus. Il dicte une lettre à Juliette Récamier :
« Quand je passai par ici, il y a quelques années, on montrait encore, au milieu du grand canal, un écriteau qui portait que lord Byron avait passé là. L’écriteau a déjà disparu, et il n’est pas plus question du grand voyageur insulaire que d’un pauvre pêcheur des lagunes. »
Chateaubriand à Juliette Récamier, Venise, juin 1845, dans Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage
Au retour, après « quarante lieues de pavé », il trouve Céleste affaiblie :
« J’ai trouvé ma pauvre femme bien changée: c’est elle qui ne marche plus. À quoi bon mes jambes si elles revenaient, si mes amis n’en ont plus? »
Chateaubriand à Juliette Récamier, Paris, juin 1845, dans Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage
Voir aussi l’entrée « De Venise, une dernière lettre d’amour » (8 juin 1845).