Neuf ans après Cauterets, au début de son voyage dans le Midi, il revoit à Toulouse « l’Occitanienne », Léontine de Villeneuve, devenue comtesse de Castelbajac. Il avait conclu leur histoire, dans les Mémoires, par une pirouette :
« […] la spirituelle, déterminée et charmante étrangère de seize ans m’a su gré de m’être rendu justice : elle est mariée. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXI, chapitre 1. · Lire le passage
Les Mémoires ne disent rien de la visite de 1838. Mme Lenormant mentionne seulement « son voyage à Toulouse et dans le midi de la France » et les lettres qu’il écrit alors à Juliette Récamier. Le billet qu’il envoie ce jour-là à Léontine, publié en 1925, en donne la date et le lieu :
« J’ai appris, Madame, avec étonnement que j’avais le bonheur d’être descendu à l’hôtel même […] »
Le Roman de l’Occitanienne et de Chateaubriand, 1925, lettre LVII, Toulouse, 18 juillet 1838. · Lire le passage dans Léontine de Villeneuve, Le Roman de l'Occitanienne et de Chateaubriand
L’hôtel est l’hôtel de Cambon, 14, place Saint-Étienne, d’après une note de la comtesse de Saint-Roman. De retour à Paris, il la remercie :
« J’ai été heureux, Madame, de voir que le temps ne peut rien, ni contre votre personne, ni sur votre mémoire et que les jours ont passé sur votre tête sans vous avoir enlevé une grâce, sans vous avoir fait perdre le souvenir du vieux voyageur. »
Le Roman de l’Occitanienne et de Chateaubriand, 1925, lettre LVIII, Paris, 8 août 1838. · Lire le passage dans Léontine de Villeneuve, Le Roman de l'Occitanienne et de Chateaubriand