Il refait en partie le voyage de 1802 et rend visite au poète boulanger Jean Reboul.
« M. de Chateaubriand partit le 7 juillet 1838, il visita le Midi […] »
Pailhès, note aux Lettres inédites de Céleste à Clausel de Coussergues, 1888. · Lire le passage
Mme Lenormant avance le départ :
« À la fin de juin, M. de Chateaubriand partit pour faire une course dans nos provinces méridionales, à Toulouse, à Marseille, à Cannes; et Mme Récamier s’établit pendant son absence à Châtenay, chez Mme de Boigne […] »
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage
Il rédige au même moment le récit de son voyage de 1802 (livre XIV, chapitre 2, « Paris, 1838 ») et y glisse ce qu’il vient de revoir. À Nîmes, il cherche le poète Jean Reboul :
« Je l’ai trouvé dans sa boulangerie ; je me suis adressé à lui sans savoir à qui je parlais, ne le distinguant pas de ses compagnons de Cérès. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIV, chapitre 2. · Lire le passage
« J’étais heureux comme dans mon grenier à Londres, et plus heureux que dans mon fauteuil de ministre à Paris. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIV, chapitre 2. · Lire le passage
Il visite Aigues-Mortes, qu’il n’avait fait qu’apercevoir en 1802 :
« […] elle ressemble à un vaisseau de haut bord échoué sur le sable où l’ont laissée Saint Louis, le temps et la mer. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIV, chapitre 2. · Lire le passage
À Marseille, il remonte à Notre-Dame-de-la-Garde :
« Cette année même, 1838, j’ai remonté sur cette cime ; j’ai revu cette mer qui m’est à présent si connue […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIV, chapitre 2. · Lire le passage
De là il gagne Cannes et le golfe Juan (28 juillet, voir cette entrée). Toulouse, où il revoit Léontine de Villeneuve, vient avant Nîmes et Marseille dans la liste de Pailhès, après Clermont, Rodez et Albi. Il annonce de Cannes :
« Je serai le 31 à Lyon. »
Chateaubriand à Mme Récamier, Cannes, 28 juillet 1838 (lire sur le site).
Le 2 août, il est à Lyon ; il en repart le 3 et rentre à Paris le 6, selon Mayer (1946), qui fixe le départ au 6 juillet.