Récit et justification de la guerre d’Espagne de 1823, avec de nombreuses pièces diplomatiques.
Le livre paraît en deux volumes chez Delloye, l’éditeur de la société propriétaire des Mémoires. Chateaubriand le rattache à ses engagements :
« Au printemps de cette année 1838, je me suis occupé du Congrès de Vérone, qu’aux termes de mes engagements littéraires j’étais obligé de publier […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XLII, chapitre 8. · Lire le passage
Dans le monde légitimiste, la publication inquiète : la veuve de Mathieu de Montmorency, ministre au congrès de 1822, écrit à Juliette Récamier :
« Je sais, depuis quelques jours que votre ami doit bientôt faire paraître un ouvrage sur le congrès de Vérone. »
La duchesse Mathieu de Montmorency à Juliette Récamier, Dampierre, 5 mars 1838, dans Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage
Il tenait l’ouvrage pour sa justification d’homme d’État et voulut plus tard en faire entrer la substance dans les Mémoires :
« C’est mon vrai titre, comme affaires, à l’avenir […] »
Chateaubriand, lettre du 9 août 1841, citée par Charles Le Goffic, « Les dernières années de Chateaubriand », L’Âme bretonne, 1902 (lire en ligne). · Lire le passage dans Chateaubriand, Souvenirs d'enfance et de jeunesse de Chateaubriand