Réconcilié avec l’Église à la dernière heure ; les Mémoires lui consacrent un portrait impitoyable.
Talleyrand meurt le 17 mai 1838 à quatre-vingt-quatre ans, rue Saint-Florentin, après avoir signé in extremis une rétractation préparée par l’abbé Dupanloup et sa nièce, la duchesse de Dino. Deux mois plus tôt, il avait prononcé à l’Académie des sciences morales et politiques l’éloge du diplomate Reinhard. Chateaubriand ne lui pardonne rien :
« Un homme s’en est allé ; ce garde de l’aristocratie escorte en arrière les puissants plébéiens déjà partis. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XLII, chapitre 8. · Lire le passage
« […] d’abord, pour faire preuve de force, il est allé prononcer à l’Institut l’éloge commun d’une pauvre mâchoire allemande dont il se moquait. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XLII, chapitre 8. · Lire le passage
« […] il a signé de guerre lasse (ou peut-être n’a-t-il pas même signé), quand sa parole allait s’éteindre, le désaveu de sa première adhésion à l’Eglise constitutionnelle […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XLII, chapitre 8. · Lire le passage
« […] la mort le cherchait de la part de Dieu, et elle l’a enfin trouvé. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XLII, chapitre 8. · Lire le passage
Le chapitre suivant s’ouvre sur un mot de Charles X, entendu à Prague en 1833 :
« Ce vieux Talleyrand vit donc encore ? »
Charles X, d’après Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XLII, chapitre 9. · Lire le passage