Entre 1784 et 1786, auprès de Lucile, naît la « Sylphide », femme idéale imaginaire. Les Mémoires évoquent une tentative de suicide au fusil de chasse.
De dix-sept à dix-huit ans, revenu à Combourg après Dinan et un projet abandonné de prêtrise, il vit seul avec ses parents et Lucile. Il s’invente une femme idéale, sa « sylphide », compose ses premiers vers, et sombre dans une crise qui va jusqu’à la tentative de suicide.
« Je possédais un fusil de chasse dont la détente usée partait souvent au repos. Je chargeai ce fusil de trois balles, et je me rendis dans un endroit écarté du grand Mail. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre III, chapitre 14. · Lire le passage
« J’armai le fusil, j’introduisis le bout du canon dans ma bouche, je frappai la crosse contre terre ; je réitérai plusieurs fois l’épreuve : le coup ne partit pas ; l’apparition d’un garde suspendit ma résolution. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre III, chapitre 14. · Lire le passage
Une fièvre le terrasse ensuite ; Lucile le soigne. Les médecins jugent qu’il faut l’arracher à cette solitude : on décide de l’envoyer à l’armée ou dans les colonies.
« Je me composai donc une femme de toutes les femmes que j’avais vues. »
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