La romancière anglaise Frances Trollope séjourne à Paris d’avril à juin 1835 (sous-titre de la traduction Boulenger ; elle ne date pas la séance). Les lectures sont alors suspendues, mais Mme Récamier en organise une pour elle et ses filles. Le morceau choisi est le voyage à Prague (« the Visit to Prague », sommaire de la lettre), lu par Ampère. Chateaubriand est présent.
« La réunion assemblée chez Mᵐᵉ Récamier à cette occasion ne dépassait pas dix-sept personnes, compris Mᵐᵉ Récamier et M. de Chateaubriand eux-mêmes. »
Mrs. Trollope, Paris and the Parisians in 1835, lettre LX, trad. J. Boulenger, Paris romantique (lire en ligne).
« Il n’y avait pas de cercle formé; les dames s’approchèrent du sofa placé aux pieds de Corinne et les messieurs se groupèrent derrière elles. »
Mrs. Trollope, Paris and the Parisians in 1835, lettre LX, trad. J. Boulenger, Paris romantique (lire en ligne).
Elle nomme les duchesses de La Rochefoucauld et de Noailles, une petite-fille de La Fayette et son mari, et le peintre Gérard, assis à côté d’elle. La gravure d’Auguste Hervieu, qui illustre le livre anglais, montre une lecture sous la Corinne de Gérard ; sa légende ne nomme personne. La traduction française abrège la lettre ; dans l’original, elle recopie aussi Nisard, Janin et Lavergne, et parle de ce qu’elle a entendu :
« There were touches which made us weep abundantly […] »
Mrs. Trollope, Paris and the Parisians in 1835, t. II, lettre LX (lire en ligne).
Une lettre de Chateaubriand à « Mistriss Trolopp », sans date, est copiée dans les Papiers Récamier (vol. XV) : il la remercie de son « extrême indulgence ».
Rentrée à Londres, elle écrit en français à Mme Récamier pour la remercier de son souvenir : la lettre et son image (Papiers Récamier, XL, NAF 14106, f. 91 ; Gallica ; 13 novembre, année mal lisible, 183[5 ?]).