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L'Enchanteur 1768—1848
Les rues de Lille, de Beaune, des Saints-Pères et de l'Université sur l'Atlas de Jacoubet (feuille 31, vers 1836)

Lieux

Entresol de la rue de Lille

Rue de Lille, près de la rue des Saints-Pères, 75007 Paris

Premier logement au retour d’exil (mai 1800) : un entresol rue de Lille, « du côté de la rue des Saints-Pères », où il achève le Génie du christianisme.

En bref

Adresse d’époqueRue de Lille (rive gauche), « du côté de la rue des Saints−Pères ». Numéro non donné par les Mémoires.
Adresse actuelleRue de Lille, 75007 Paris, entre la rue des Saints-Pères et la rue du Bac (emplacement approximatif).
OccupationMai 1800 (« au bout de quelques jours » après son arrivée à Paris, le 11 mai selon Mayer et Collas, chez Mme Lindsay aux Ternes, puis chez Joubert) — jusqu’à son installation rue Saint-Honoré, près de Pauline de Beaumont (date non précisée, vers 1801-1802).
SituationIl vit sous le nom de Lassagne, avec une permission de séjour « renouvelée de mois en mois ».
LogementUn entresol (étage bas entre le rez-de-chaussée et le premier) ; il y travaille « au fond de mon entresol ».
Avec quiSeul ; Céleste est restée en Bretagne (le ménage n’est réuni qu’en 1804).
Ce qu’il y faitIl y récrit et fait imprimer le Génie du christianisme chez Migneret ; il y désespère d’une page après une critique de Fontanes.
CertitudeDomicile certain (Mémoires, livre XIII, chapitres 3, 4 et 6). Dates de sortie incertaines.

Le lieu

Rue du faubourg Saint-Germain, parallèle à la Seine, sur la rive gauche.

Histoire

Rentré d’exil sous le faux nom de Lassagne, Chateaubriand y prend un entresol en mai 1800 et y fait imprimer les premières feuilles du Génie du christianisme. Rentré clandestinement en mai 1800, Chateaubriand loue un entresol rue de Lille, du côté de la rue des Saints-Pères. Il y apporte le manuscrit du Génie du christianisme et les premières feuilles imprimées à Londres, que le libraire Migneret accepte de recommencer.

L’entresol

« Le lendemain, j’allai à la police, sous le nom de Lassagne, déposer mon passeport étranger et recevoir en échange, pour rester à Paris, une permission qui fut renouvelée de mois en mois. Au bout de quelques jours je louai un entresol rue de Lille, du côté de la rue des Saints−Pères. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 3. · Lire le passage

« Je m’enfermai au fond de mon entresol, et je me livrai tout entier au travail. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 4. · Lire le passage

« […] je passai depuis huit heures jusqu’à onze heures du soir dans mon entresol, assis devant ma table, le front appuyé sur le dos de mes mains étendues et ouvertes sur mon papier. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 6. · Lire le passage

Avant l’entresol : les Ternes et la rue Saint-Honoré

Débarqué à Calais, il gagne d’abord la maison de Mme Lindsay, aux Ternes, puis Fontanes le loge provisoirement chez Joubert :

« Madame Lindsay demeurait aux Thernes. On me mit à terre, sur le chemin de la Révolte, et je gagnai, à travers champs, la maison de mon hôtesse. Je demeurai vingt−quatre heures chez elle […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 3. · Lire le passage

« Il me mena chez lui, me présenta à sa femme, et me conduisit ensuite chez son ami, M. Joubert, où je trouvai un abri provisoire […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 3. · Lire le passage

Fontanes logeait alors rue Saint-Honoré, aux environs de Saint-Roch (Mémoires, même chapitre) ; en 1802, Pauline de Beaumont note l’adresse de Joubert, « 118, rue Saint-Honoré », au dos de son testament (Bardoux, 1884).

Ce qu’il en écrit

« J’avais apporté le Génie du Christianisme et les premières feuilles de cet ouvrage, imprimées à Londres. On m’adressa à M. Migneret, digne homme, qui consentit à se charger de recommencer l’impression […] »

Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 3. · Lire le passage

« […] mon propre concierge de la rue de Lille […] »

Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 5. · Lire le passage

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitres 3, 4 et 6
Agénor Bardoux, La Comtesse Pauline de Beaumont, Paris, Calmann-Lévy, 1884 (lire sur le site · Internet Archive)

Quand il y vécut ou séjourna

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