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L'Enchanteur 1768—1848
Le ministère des Affaires étrangères, à l'angle du boulevard et de la rue Neuve-des-Capucines, la place Vendôme et le ministère de la Justice, rue Neuve-du-Luxembourg, sur l'Atlas de Jacoubet (feuille 22, vers 1836)

Lieux

Hôtel d’Étampes, rue Saint-Honoré

Rue Saint-Honoré, près de la rue Cambon, 75001 Paris

Logement de 1801-1803, à deux pas de Pauline de Beaumont.

En bref

Adresse d’époqueHôtel d’Étampes, rue Saint-Honoré, « près de la rue Neuve−du−Luxembourg » (rive droite).
Adresse actuelle374, rue Saint-Honoré, 75001 Paris : l’ancien hôtel de Mme Geoffrin, passé à la famille d’Étampes, « maison meublée pendant la Révolution » ; Rochegude (1910) écrit que Chateaubriand « y habita, puis il se rapprocha de la rue Neuve-du-Luxembourg ».
Mme de BeaumontRue Neuve-du-Luxembourg (aujourd’hui rue Cambon), au n° 26 ou 36 selon Rochegude.
OccupationEntre 1801 et le départ pour Rome (mai 1803) ; date d’entrée non établie.
Avec quiSeul ; il se rend chaque soir chez Pauline de Beaumont, qui occupe rue Neuve-du-Luxembourg un appartement cédé par Pasquier, « ayant vue sur les jardins du ministère de la Justice ».
Le cercleJoubert, Fontanes, Bonald, Molé, Pasquier, Chênedollé ; Mmes Hocquart et de Vintimille.
CertitudeDomicile certain (Mémoires, livre XIII, chapitre 7) ; dates approximatives.

Le lieu

Rue Saint-Honoré, sur la rive droite, près de l’actuelle rue Cambon (alors rue Neuve-du-Luxembourg).

Histoire

Il loge là pour être à deux pas de Pauline de Beaumont, dont le salon de la rue Neuve-du-Luxembourg réunit Joubert, Fontanes, Bonald, Molé, Pasquier et Chênedollé. Il y prend un logement pour être près de Pauline de Beaumont, malade, qui occupe un appartement de la rue Neuve-du-Luxembourg, ayant vue sur les jardins du ministère de la Justice.

À deux pas de Pauline de Beaumont

« J’avais pris un logement rue Saint−Honoré, à l’hôtel d’Etampes, près de la rue Neuve−du−Luxembourg. Madame de Beaumont occupait dans cette dernière rue un appartement ayant vue sur les jardins du ministère de la Justice. Je me rendais chaque soir chez elle, avec ses amis et les miens […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 7. · Lire le passage

Agénor Bardoux précise comment Pauline obtint cet appartement :

« Jusqu’à l’année 1800, madame de Beaumont était modestement logée à Paris dans un hôtel garni, rue Saint-Honoré, tout près de la famille Joubert. »

Agénor Bardoux, La Comtesse Pauline de Beaumont, 1884. · Lire le passage

Selon le même auteur, c’est M. Pasquier qui lui céda l’appartement qu’il occupait rue Neuve-du-Luxembourg (Bardoux, chapitre « La rue Neuve-du-Luxembourg »).

« Madame Hocquart et madame de Vintimille venaient à la réunion de la rue Neuve−du−Luxembourg. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 7. · Lire le passage

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 7
Agénor Bardoux, La Comtesse Pauline de Beaumont, Paris, Calmann-Lévy, 1884 (lire sur le site · Internet Archive)
Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris par arrondissements, Paris, Hachette, 1910 (20 vol.) (lire en ligne)

Quand il y vécut ou séjourna

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