L’ami fidèle de Juliette Récamier meurt d’une pleurésie, en face de l’Abbaye-aux-Bois.
Pierre-Simon Ballanche, le philosophe lyonnais qui vivait depuis 1819 dans l’ombre de Juliette Récamier, meurt quelques semaines après l’échec de la première opération de cataracte de son amie. Il logeait en face de l’Abbaye-aux-Bois ; il entend de son lit la procession de la Fête-Dieu.
« Je doute que Mme Récamier eut supporté l’isolement de coeur où la laissa la mort du bon Ballanche, si elle n’avait eu à exercer auprès de M. de Chateaubriand la mission de dévouement, de plus en plus difficile, qui absorbait son temps et ses facultés. »
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage
Il est inhumé dans le tombeau de la famille Récamier, au cimetière de Montmartre. Pour Chateaubriand, selon l’abbé Deguerry cité par Le Goffic, ce deuil précipite la fin.
« Depuis lors, dit l’abbé Deguerry, curé de Saint-Eustache, qui l’assista dans sa maladie, M. de Chateaubriand ne sembla plus descendre, mais se précipiter au tombeau. »
Charles Le Goffic, L’Âme bretonne (lire en ligne).