Son discours lui revient « tout zébré » de marques de la main de l’Empereur : il y flétrissait le régicide. Il refuse de le corriger et ne siégera que sous la Restauration.
Son discours fait l’éloge de la liberté et condamne implicitement le régicide de son prédécesseur. Napoléon, qui en a lu le texte, l’interdit ; la réception n’aura jamais lieu sous l’Empire.
Un manuscrit du discours, de la main de l’auteur ou d’un copiste (non vérifié), est conservé à la Maison de Chateaubriand (Vallée-aux-Loups, Hauts-de-Seine) sous la cote MS 993.36 ; il porte en tête « 1812 » (lecture de la numérisation, incertaine). Il commence par l’éloge de Milton, « Lorsque Milton publia le Paradis perdu… », et contient l’éloge de Marie-Joseph Chénier et le passage sur la liberté qui fit interdire le discours.