Immobilisé par une chute de cheval au presbytère du révérend Ives, il laisse naître l’amour de Charlotte, jusqu’au jour où il doit avouer qu’il est marié, et fuir.
Professeur de français à Beccles, dans le Suffolk, il fréquente la famille du pasteur John Ives à Bungay, à quatre lieues de là.
« Il avait une femme jeune encore, charmante de figure, d’esprit et de manières, et une fille unique, âgée de quinze ans. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre X, chapitre 9. · Lire le passage
Charlotte et lui lisent ensemble le Tasse et l’italien. Une chute de cheval le retient plusieurs semaines chez les Ives. Quand la mère lui offre la main de sa fille, il doit avouer qu’il est marié, et s’enfuit. Il retrouvera Charlotte en 1822 : devenue Lady Sutton, elle vient demander à l’ambassadeur sa protection pour son fils.
Deux lettres de Charlotte, devenue Mrs Sutton, sont connues (fonds Lenormant). De Ditchingham Lodge, près de Bungay, le 17 juin 1823, elle demande au ministre d’appuyer auprès de Canning la candidature de son fils à un poste à Madras ; le 14 juin 1825, blessée d’avoir été reçue « comme une étrangère », elle renonce à réclamer le manuscrit qu’elle avait chéri vingt-sept ans (catalogue de l’exposition de la Bibliothèque nationale, 1948, qui en donne une traduction).
« Arrêtez ! m’écriai-je ; je suis marié ! » Elle tomba évanouie. »
Lire le passage dans Anatole Le Braz, Au pays d'exil de Chateaubriand