Dans le Mercure de France : le lancement de sa carrière parisienne.
Il publie dans le Mercure de France une « Lettre au citoyen Fontanes » sur le livre de Mme de Staël De la littérature : il y oppose à la perfectibilité des Lumières la beauté du christianisme. C’est sa première intervention remarquée dans le débat parisien.
Le Mercure de France du 1er nivôse an IX publie une « Lettre au citoyen Fontanes sur la seconde édition de l’ouvrage de Mme de Staël », signée « l’auteur du Génie du Christianisme », livre encore inédit (Paul Gautier, Revue des Deux Mondes, 1903). Chateaubriand y oppose la religion à la « perfectibilité » que défend De la littérature :
« Vous n’ignorez pas que ma folie à moi est de voir Jésus-Christ partout, comme Mme de Staël la perfectibilité. »
Chateaubriand, « Lettre au citoyen Fontanes », citée par Sainte-Beuve, Revue des Deux Mondes, 1835 (lire en ligne). · Lire le passage
« Cette boutade me fit tout à coup sortir de l’ombre […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 6. · Lire le passage
Elle s’en plaint ; il s’excuse dans la préface d’Atala (avril 1801), puis devient son protégé (voir la fiche de Germaine de Staël).