Sa traduction en prose de Milton, très littérale, paraît avec l’Essai sur la littérature anglaise.
La traduction, ligne à ligne, presque mot à mot, est précédée de l’Essai sur la littérature anglaise en deux volumes. Il y a travaillé pendant les longues soirées de 1835, comme il l’écrit à Juliette Récamier :
« […] je soigne Mme de Chateaubriand qui est malade, et je me couche, et je ne dors point, et puis je fais du Milton. »
Chateaubriand à Juliette Récamier, dans Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage
« Quoi qu’on puisse penser du système de traduction littérale adopté par M. de Chateaubriand dans ce travail, c’est une oeuvre d’un grand caractère, la seule peut-être qui puisse donner dans notre langue une idée juste du grand poëte de la révolution anglaise. »
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage
Béranger, à qui il a envoyé les deux ouvrages, le remercie le 27 juin :
« […] aujourd’hui, grâce à vous encore, je pénètre dans la littérature anglaise et je me réconcilie avec Milton. »
Béranger à Chateaubriand, Fontainebleau, 27 juin 1836, dans Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage