Chez Alexandre de Laborde, frère de Natalie de Noailles.
En bref
| Château | Méréville (Essonne), domaine et jardins du banquier Jean-Joseph de Laborde ; la famille Laborde (Alexandre, Natalie, future Mme de Noailles) y reçoit. |
|---|---|
| Séjours | Il y est présenté par Mme de Vintimille (1804) ; printemps 1805, un mois avec Céleste, sitôt installés place Louis XV ; automne 1805 de nouveau (Cahier rouge). |
| Ce qu’il y fait | Il y lit les aventures de Blanca (Le Dernier Abencérage) et de Velléda (Les Martyrs) ; il y entend parler pour la première fois de Mme de Duras. |
| Après | En revenant d’Espagne (1807), il aperçoit de la route la colonne de Méréville. |
| Certitude | Certain (Mémoires, livres XVII, XVIII, XXII ; Cahier rouge). |
Le lieu
Village de l’Essonne, dans la vallée de la Juine, aux confins de la Beauce.
Histoire
Le banquier Jean-Joseph de Laborde y crée, avec Bélanger et Hubert Robert, l’un des plus célèbres jardins pittoresques de la fin du XVIIIe siècle. Guillotiné en 1794, il le laisse à ses enfants, Alexandre de Laborde et Natalie de Noailles. Une partie des fabriques a été transportée au XIXe siècle à Jeurre, non loin de là. C’est au château de Méréville, domaine des Laborde, que furent lues les aventures de Blanca et de Velléda ; Céleste y passe l’automne de 1806 pendant le voyage en Orient. Plus tard, sur la route des Pyrénées, il aperçoit la colonne du parc depuis le grand chemin.
Les séjours de 1805
« […] lorsque nous y fûmes installés, nous allâmes passer un mois à Méréville chez M. de Laborde […] »
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge.
« De retour à Paris, nous allâmes passer l’automne à Méréville […] »
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge.
« Ici les aventures de Blanca et de Velléda furent lues devant d’élégantes générations […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 1. · Lire le passage
Ce qu’il en écrit
« Méréville était une oasis créée par le sourire d’une muse, mais d’une de ces muses que les poètes gaulois appellent les doctes Fées. »
Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 1. · Lire le passage
« […] j’ai aperçu du grand chemin la colonne de Méréville ; ainsi que la colonne de Pompée, elle m’annonçait le désert […] »
Mémoires d’outre-tombe, livre XVIII, chapitre 3. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XVII (chap. 1), XVIII (chap. 3), XXII (chap. 24)
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge, année 1805


