Sur les conseils de Malesherbes, vers Bruxelles, Trèves et Coblence, pour rejoindre l’armée des Princes.
Les deux frères gagnent Tournai et Bruxelles, puis l’armée des Princes à Coblence. François-René s’engage dans une compagnie de gentilshommes bretons ; il emporte dans son sac le manuscrit des Natchez.
Avec de faux passeports et sous l’uniforme de la garde nationale, les deux frères passent la frontière près de Lille et gagnent Bruxelles, puis Coblence et l’armée des princes. À un dîner chez le baron de Breteuil, il croise Rivarol :
« Je répondis : » De Niagara. » Rivarol s’écria : » De la cataracte ! » Je me tus. Il hasarda un commencement de question : » Monsieur va… ? – Où l’on se bat « , interrompis-je. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IX, chapitre 8. · Lire le passage
Dans son havresac de soldat, il emporte le manuscrit de l’œuvre américaine dont sortiront Atala et Les Natchez ; il en lit des feuilles dans l’amphithéâtre romain de Trèves.
Le baptême de Christian : les Mémoires (livre IX, chapitre 6) placent au printemps de 1792 les conversations avec Malesherbes chez sa belle-sœur, qui « venait d’accoucher » de Christian, et disent qu’il assista au baptême. Christian de Chateaubriand était né le 27 avril 1791, quand son oncle voguait vers l’Amérique (Potier de Courcy, cité par Collas, 1919) ; il n’a pu assister qu’à un baptême retardé.