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L'Enchanteur 1768—1848

Présenté à Louis XVI à Versailles

« Preuves de noblesse faites au Cabinet des Ordres du Roi au mois de septembre 1786 », copie (« Cette pièce est exactement copiée ; les renvois qui forment des notes marginales sont dans le manuscrit du Carton-Chérin ») : « de Châteaubriand, en Bretagne », les seigneuries, dont Combourg, les armes et la devise, « Notre sang a teint la bannière de France » (château de Combourg). Le cartel y voit les preuves de François-René ; les Mémoires (livre XLIII, chapitre 9), qui reproduisent ce texte, les disent faites « par Jean-Baptiste-Auguste de Chateaubriand, frère aîné de François-René »
« Preuves de noblesse faites au Cabinet des Ordres du Roi au mois de septembre 1786 », copie (« Cette pièce est exactement copiée ; les renvois qui forment des notes marginales sont dans le manuscrit du Carton-Chérin ») : « de Châteaubriand, en Bretagne », les seigneuries, dont Combourg, les armes et la devise, « Notre sang a teint la bannière de France » (château de Combourg). Le cartel y voit les preuves de François-René ; les Mémoires (livre XLIII, chapitre 9), qui reproduisent ce texte, les disent faites « par Jean-Baptiste-Auguste de Chateaubriand, frère aîné de François-René » — photo Rémi Vernier, château de Combourg, 7 août 2026

Le « chevalier de Chateaubriand » est présenté à la cour. Les détails de la chasse royale qui suit viennent des seuls Mémoires.

Les preuves de noblesse de la famille ont été vérifiées pour permettre au cadet de monter dans les carrosses du roi et de suivre la chasse. Il raconte avoir dépassé le roi au galop, avoir été intimidé par la cour et s’être enfui à Paris au lieu de souper avec les courtisans.

« Le Roi me regarda, me rendit mon salut, hésita, eut l’air de vouloir s’arrêter pour m’adresser la parole. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitre 9. · Lire le passage

« Le Roi plus embarrassé que moi, ne trouvant rien à me dire, passa outre. Vanité des destinées humaines ! ce souverain que je voyais pour la première fois ; ce monarque si puissant était Louis XVI à six ans de son échafaud ! »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitre 9. · Lire le passage

Quelques jours plus tard, il « monte dans les carrosses » et suit la chasse du roi ; emporté par son cheval, il arrive le premier sur l’animal, contre l’étiquette.

La présentation exige des preuves de noblesse, faites au Cabinet des Ordres du roi :

« Les preuves de ma descendance furent faites entre les mains de Chérin, pour l’admission de ma soeur Lucile comme chanoinesse au chapitre de l’Argentière, d’où elle devait passer à celui de Remiremont ; elles furent reproduites pour ma présentation à Louis XVI […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre I, chapitre 1. · Lire le passage

« Preuves de noblesse faites au Cabinet des Ordres du Roi, au mois de septembre 1786, par Jean−Baptiste−Auguste de Chateaubriand, frère aîné de François−René. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XLIII, chapitre 9. · Lire le chapitre dans l'éd. Edmond Biré (autre rédaction)

« Preuves de noblesse faites au Cabinet des Ordres du Roi au mois de septembre 1786 », copie (« Cette pièce est exactement copiée ; les renvois qui forment des notes marginales sont dans le manuscrit du Carton-Chérin ») : « de Châteaubriand, en Bretagne », les seigneuries, dont Combourg, les armes et la devise, « Notre sang a teint la bannière de France » (château de Combourg). Le cartel y voit les preuves de François-René ; les Mémoires (livre XLIII, chapitre 9), qui reproduisent ce texte, les disent faites « par Jean-Baptiste-Auguste de Chateaubriand, frère aîné de François-René »
« Preuves de noblesse faites au Cabinet des Ordres du Roi au mois de septembre 1786 », copie (« Cette pièce est exactement copiée ; les renvois qui forment des notes marginales sont dans le manuscrit du Carton-Chérin ») : « de Châteaubriand, en Bretagne », les seigneuries, dont Combourg, les armes et la devise, « Notre sang a teint la bannière de France » (château de Combourg). Le cartel y voit les preuves de François-René ; les Mémoires (livre XLIII, chapitre 9), qui reproduisent ce texte, les disent faites « par Jean-Baptiste-Auguste de Chateaubriand, frère aîné de François-René » — photo Rémi Vernier, château de Combourg, 7 août 2026

Une copie de ces preuves est exposée au château de Combourg ; le nom y est laissé en blanc après « par », et le cartel les attribue à François-René.

La Gazette de France du 27 février 1787 annonce que le 19 février le chevalier de Chateaubriand,

« […] qui avait eu précédemment l’honneur d’être présenté au roi, eut celui de monter dans les voitures de S. M. et de la suivre à la Chasse […] »

Gazette de France, 27 février 1787, citée par Biré et par Collas (1919). · Lire le passage

Les Mémoires le font arriver à Paris au début de l’automne de 1786 ; Georges Collas, « La jeunesse de Chateaubriand à Fougères et à Paris (1786-1791) », Annales de Bretagne, 1919 pense qu’il n’y vint qu’en janvier ou février 1787, et que les souvenirs de l’automne (études, théâtres) appartiennent à l’automne de 1787. Sitôt la présentation faite, il revient en Bretagne, non par dégoût de la cour comme le dit la fin du livre IV, mais pour l’inventaire de Combourg (3-13 mars 1787), où sa présence est certaine. Suivent un passage à son régiment, à Dieppe, et « un semestre » à Fougères.

Son monde ce jour-là

Âge 18 ans 5 mois, 15 jours
Régime Ancien Régime : monarchie absolue 04.IX.1768 → 13.VII.1789
Chef de l'État Louis XVI, roi de France puis roi des Français 10.V.1774 → 10.VIII.1792
Où il vit
Fonctions
Œuvres publiées 0

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