Il n’y reviendra pas : la nomination de Polignac, en août, provoque sa démission.
« Nous voilà au 11 avril: dans huit jours, nous aurons Pâques, dans quinze jours mon congé, et puis vous voir! »
Chateaubriand à Mme Récamier, Rome, 11 avril 1829 (lire sur le site). · Lire le passage
« C’est toujours samedi prochain, après-demain 16, que je pars. »
Chateaubriand à Mme Récamier, Rome, 14 mai 1829 (lire sur le site). · Lire le passage
Il arrive à Paris le 28 mai ; deux jours plus tard, il rend enfin visite à la marquise de Vichet.
« Elle va clore cette correspondance qui n’a pas manqué un seul courrier, et qui doit former un volume entre vos mains. »
Chateaubriand à Mme Récamier, Rome, 16 mai 1829. · Lire le passage dans Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier
Les lettres
Samedi. Rome, 11 avril 1829
Nous voilà au 11 avril: dans huit jours, nous aurons Pâques, dans quinze jours mon congé, et puis vous voir! Tout disparaît dans cette espérance: je ne suis plus triste, je ne songe plus aux ministres et à la politique. Nous retrouver, voilà tout: je donnerais le reste pour une obole.
Demain nous commençons la semaine sainte. Je penserai à tout ce que vous m’en avez dit. Que n’êtes-vous ici pour entendre avec moi les beaux chants de douleur! Et puis nous irions nous promener dans les déserts de la campagne de Rome, maintenant couverts de verdure et de fleurs. Toutes les ruines semblent rajeunies avec l’année. Je suis du nombre.
Mon gros ami Bertin a profité de l’à-propos. Il a très-bien fait ressortir les éloges donnés par le cardinal Castiglioni, et quatre jours après vous aurez appris que ce cardinal était pape, comme récompense de ses éloges. J’attends pour fermer cette lettre l’arrivée de la poste.
Je tiens une bonne lettre de vous du 30. Je regrette comme vous Rayneval, mais nous ne serons pas assez heureux pour l’obtenir. Je ferai ce que je pourrai pour Andryane. Je vois par la discussion que tout le monde est contre la loi. Que me fait tout cela? Je serai à l’Abbaye-au-Bois dans un mois, ou même avant.
Voilà un portrait de mon pape par Cottreau. Il est frappant.
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site) · Lire le passage
Rome, le jeudi 14 mai 1829
Des lettres de Vienne, arrivées ce matin ici, annoncent que M. de Laval a refusé. S’il tient à ce premier refus, qu’arrivera-t-il? Dieu le sait. J’espère que le tout sera décidé avant mon arrivée à Paris. Il me semble que nous sommes tombés en paralysie, et que nous n’avons plus que la langue de libre. Attendez-moi toujours vers le 30. C’est toujours samedi prochain, après-demain 16, que je pars. Ce mot-là dit tout pour moi, puisque c’est vous voir! Je vous écrirai samedi un dernier mot par la poste, en partant.
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site) · Lire le passage