Henri d’Artois, « l’enfant du miracle », né sept mois après l’assassinat de son père. Prétendant légitimiste (« Henri V »), il reçoit Chateaubriand à Londres en 1843 et à Venise en 1845.
En bref
| Naissance | 29 septembre 1820 — Paris |
|---|---|
| Mort | 24 août 1883 — château de Frohsdorf |
| Sépulture | église de l’Annonciation de Kostanjevica |
| Rencontres | Prague, mai 1833 (il a douze ans) ; Butschirad, fin septembre 1833 (« Henri V. − Réception des jeunes gens », livre XLI, chapitre 5). |
| Mots | Chateaubriand l’appelle « Henri V » ; la page « Mme la duchesse de Berry, votre fils est mon roi » est restée célèbre. |
| Dans les Mémoires | 127 mentions (relevé automatique) : livres IV (10) ; XIV (6) ; XV (7) ; XXI (6) ; XXIII (18) ; XXIV (17) ; XXV (12, 13) ; XXVI (6, 9, 10) ; XXVIII (11, 16) ; XXXII (6) ; XXXIII (7 chapitres) ; XXXIV (13) ; XXXV (1, 4, 10, 24, 26, 27) ; XXXVI (3, 12) ; XXXVII (8 chapitres) ; XXXVIII (1, 4, 5) ; XXXIX (1, 2, 3, 8, 10, 13) ; XL (1, 3, 4, 6, 7) ; XLI (1, 4, 5, 6, 7) ; XLII (4, 9) ; XLIII (1) ; livre « Madame Récamier ». |
| Référence | Wikidata Q88851 |
| Correspondance | 25 lettres dans la Correspondance (13 écrites, 12 reçues). |
Sa vie
Henri d’Artois, duc de Bordeaux puis comte de Chambord (1820-1883), petit-fils de Charles X, roi légitime pour les royalistes sous le nom d’Henri V après 1830. Il vit en exil (Prague, Goritz, Frohsdorf). En 1873, son refus du drapeau tricolore fait échouer la restauration.
Avec Chateaubriand
Chateaubriand l’a vu naître (il présente à la duchesse de Berry le berceau des dames de la halle de Bordeaux), le retrouve enfant à Butschirad en 1833, l’appelle « mon jeune roi » et lui rend visite à Londres en 1843 et à Venise en 1845. Il lui dédie une partie des Mémoires et un buste du prince orne son salon de la rue du Bac.
Dans les Mémoires
« Le nouveau-né fut nommé l’enfant de l’Europe et l’enfant du miracle, en attendant qu’il devînt l’enfant de l’exil. »
Mémoires d’outre-tombe, livre XXV. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XXXVII et XLI





