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L'Enchanteur 1768—1848
Le Congrès de Vérone In truth, why revive, mon cher ami, the recollections of times, when Spain was the theatre of our contest and rivality?

In truth, why revive, mon cher ami, the recollections of times, when Spain was the theatre of our contest and rivality?

Le Congrès de Vérone · 2 min de lecture · p. 245 · chapitre 27 sur 50

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Œuvres complètes, Furne, 1859 (Congrès de Vérone, 1838), non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

In truth, why revive, mon cher ami, the recollections of times, when Spain was the theatre of our contest and rivality? - Why revert to the succession war, and the family compact? M. de Montmorency avoided thèse topics, when he asked the English plenipotentiary at Verona, what appui moral or material, we would give to France, if unavoidably envolved in a war with Spain? - a war, by the way, in all the questions at Verona, represented as purely defensive on the part of France.

Wast it worth wills to change those questions from « European » to «French, » for the purpose of pointing them against England? or dit it escape your observation that such was the effect of the new light in which the speech of the king of France has placed them?

Now, do not mount your war-horse, and say - what signifies after all the ill-will, or even the hostility of England? There is no ill-will - and God forbid that there should be hostility ! - we are as peaceque, durant cette guerre (si malheureusement elle a lieu), les succès seront une cause de regret, les revers une cause de joie pour un peuple entièrement amis. Mais bien plus, il ne peut être indifférent à la France de voir que la guerre d'Espagne est considérée par le sentiment instinctif du peuple d'Angleterre (auquel le gouvernement n'avait pas fait la leçon sur ce sujet, et qui, au contraire, était disposé à croire que le gouvernement avait une tout autre opinion), comme touchant de très-près les intérêts anglais.

En vérité, pourquoi faire revivre, mon cher ami, les souvenirs des temps où l'Espagne était le théâtre de nos différends et de notre rivalité? Pourquoi revenir à la guerre de la Succession et au pacte de famille? M. de Montmorency évita ces sujets, lorsqu'il demanda au plénipotentiaire anglais, à Vérone, quel appui moral ou matériel nous donnerions à la France, si elle était inévitablement engagée dans une guerre avec l'Espagne; guerre qui, pour le dire en passant, était représentée, dans toutes les questions, à Vérone, comme purement défensive de la part de la France?

Valait-il la peine de changer ces questions « européennes » en questions « françaises, » dans le dessein de les tourner contre l'Angleterre? A-t-il échappé à votre observation que telle était la nouvelle lumière que le discours du roi de France avait fait jaillir sur ces questions ?

Maintenant, ne montez pas sur votre cheval de bataille, et ne dites pas : Que signifient, après tout, la malveillance, ou même l'hostilité, de l'Angleterre? Il n'y a pas de malveillance, et Dieu préserve qu'il y ait hostilité! Nous sommes aussi able as lambs. We want peace for ourselves, and for all the world; for you, our neighbours, especially; because we know, by woful experience, to what danger we are exposed paries cum proximus ardet. But, in that pacific disposition, we do most peacefully complain, that you have set us a task almost as difficult as you hâve set to the Spaniards You have spoken aloud, before all the world, upon topics, which in order to keep a strict and unalterable neutrality, we ought to have been enabled to treat as obsolète and forgotten.