Hôtel garni où le ménage descend quand il n’a pas d’appartement : automne 1807, et le 23 octobre 1812, jour de la conspiration Malet.
En bref
| Adresse d’époque | Hôtel garni tenu par M. Lavalette, rue des Saints-Pères (rive gauche). |
|---|---|
| Adresse actuelle | Rue des Saints-Pères, 75006 Paris. Rochegude (1910) : « Au 63 (ancien), qui était l’hôtel de La Valette, habita Chateaubriand de 1811 à 1814 » ; une plaque est posée au 63 actuel (photographie de 2018) — la concordance de l’ancien et du nouveau numéro n’est pas vérifiée. |
| Occupation | 1) automne 1807 (« en attendant » la fin des réparations de la Vallée-aux-Loups, jusqu’à fin novembre) ; 2) séjours de passage pendant les années de la Vallée : il y est « gîté un moment » le 23 octobre 1812. Dès le 30 mars 1804, il donne cette adresse à Chênedollé, « rue des Saints-Pères, hôtel de la Valette » (Correspondance générale, éd. Thomas, t. I). Wikipédia parle d’un pied-à-terre de 1811 à 1814 (renseignement à recouper). |
| Avec qui | Céleste ; les hôtes, M. Lavalette, ancien officier du gobelet de Louis XVI, et sa femme, sourde, « munie de son long cornet ». |
| Logement | « Un appartement dans un hôtel garni » ; Céleste précise que c’est l’hôtel où ils avaient coutume de loger quand ils n’avaient pas d’appartement. |
| Certitude | Domicile certain (Mémoires, livre XXII, chapitre 1 ; Cahier rouge) ; numéro 63 : d’après Wikipédia. |
L’hôtel garni des Lavalette
« […] nous prîmes, en attendant, un appartement dans un hôtel garni rue des Saints-Pères. Cet hôtel, où depuis longtemps nous avions […] coutume de loger quand nous n’avions pas d’appartement, était tenu par Lavalette, un ancien officier du gobelet de Louis XVI […] »
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge. · Lire le passage dans Gabriel Pailhès, Chateaubriand, sa femme et ses amis
« Quittant notre appartement chez madame de Coislin, nous allâmes d’abord demeurer rue des Saints−Pères, hôtel de Lavalette, qui tirait son nom de la maîtresse et du maître de l’hôtel. M. de Lavalette, trapu, vêtu d’un habit prune−de−Monsieur, et marchant avec une canne à pomme d’or devint mon homme d’affaires […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVIII, chapitre 5. · Lire le passage
Fin novembre 1807, voyant que les réparations n’avançaient pas, le couple part s’installer à la Vallée-aux-Loups (Mémoires, même chapitre ; Cahier rouge).
23 octobre 1812 : la conspiration Malet
« Le 23 octobre 1812, gîté un moment à Paris, rue des Saints−Pères, à l’hôtel Lavalette, madame Lavalette, mon hôtesse, la sourde, me vint réveiller munie de son long cornet : » Monsieur ! monsieur ! Bonaparte est mort ! »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXII, chapitre 1. · Lire le passage
« Deux heures après sa femme, M. Lavalette entra chez moi pour m’apprendre l’arrestation de Malet […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXII, chapitre 1. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVIII, chapitre 5 ; livre XXII, chapitre 1
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge, année 1807
Wikipédia, article « Rue des Saints-Pères » (consulté le 31 octobre 2026 ; renseignement à recouper) (lire en ligne)
Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris par arrondissements, Paris, Hachette, 1910 (20 vol.) (lire en ligne)


