« Vive le défenseur de la liberté de la presse ! » : la jeunesse le porte jusqu’à la Chambre des pairs.
« Je ne savais que répondre ; je remerciais ; je me débattais ; je suppliais de me laisser aller. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXII. · Lire le passage
Le matin du 30 juillet, convoqué au Luxembourg par le grand référendaire, il descend à pied vers la Seine pour prendre des nouvelles. Sur le quai, il croise le « général » Dubourg, chef militaire improvisé du gouvernement provisoire, qu’il avait connu à Gand ; puis, près de la fosse où l’on enterre les morts des barricades, devant la colonnade du Louvre, la foule le reconnaît.
« Tout à coup je me sens pressé ; un cri part : » Vive le défenseur de la liberté de la presse ! » Mes cheveux m’avaient fait reconnaître. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXII, chapitre 9. · Lire le passage
Les étudiants le portent au Palais-Royal, puis, par le pont des Arts et la rue de Seine, jusqu’au Luxembourg. Il crie « Vive le Roi ! » au milieu d’eux sans être inquiété, et en tire la leçon de toute la journée :
« Un des jeunes gens qui me poussaient par derrière passa tout à coup sa tête entre mes jambes et m’enleva sur ses épaules. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXII, chapitre 9. · Lire le passage
« Tout pouvait encore s’arranger, mais il ne fallait présenter au peuple que des hommes populaires : dans les révolutions, un nom fait plus qu’une armée. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXII, chapitre 9. · Lire le passage