Le fils du héros grec de l’indépendance, élevé à Paris sous la protection de Mme Récamier.
« N’oubliez jamais que vous êtes né en Grèce; que ma patrie devenue libre a versé son sang pour la liberté de la vôtre […] »
Chateaubriand à Nicolas Canaris, Rome, 9 avril 1829 (lire sur le site). · Lire le passage
Défenseur de la cause grecque depuis sa Note sur la Grèce (1825), Chateaubriand fait de cet enfant le symbole de l’amitié des deux nations.
La lettre
Mon cher Canaris, je vous dois depuis longtemps une réponse. Vous m’excuserez, parce que j’ai eu beaucoup d’affaires. Voici mes recommandations:
Aimez bien Mme Récamier. N’oubliez jamais que vous êtes né en Grèce; que ma patrie devenue libre a versé son sang pour la liberté de la vôtre; soyez surtout bon chrétien, c’est-à-dire honnête homme, et soumis à la volonté de Dieu. Avec cela, mon cher petit ami, vous maintiendrez votre nom sur la liste de ces anciens fameux Grecs, où l’a déjà placé votre illustre père.
Je vous embrasse.
CHATEAUBRIAND.
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site) · Lire le passage