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L'Enchanteur 1768—1848

Laborie, en fuite, se cache à Savigny

Date de la lettre de Chateaubriand à Fontanes (8 vendémiaire an X) ; la visite elle-même est de la fin de septembre.

Antoine Roux de Laborie, associé des frères Bertin au Journal des Débats et employé aux Relations extérieures, est soupçonné d’avoir livré des secrets d’État à l’Angleterre ; privé de son emploi et menacé d’exil, il se cache quelques jours à Courte-Rente. Les Mémoires s’en souviennent :

« Un soir, nous vîmes dans notre retraite quelqu’un entrer à la dérobée par une fenêtre et sortir par une autre : c’était M. Laborie ; il se sauvait des serres de Bonaparte. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 8. · Lire le passage

Le 30 septembre 1801, Chateaubriand demande à Fontanes d’intervenir auprès de « la grande puissance » pour qu’on laisse Laborie respirer l’air de Paris, et de lui répondre chez « madame Beaumont » à Savigny. Laborie passe à l’étranger et ne rentre qu’à la fin de 1804 (Léon Risch, « Chateaubriand à Savigny-sur-Orge », Revue de l’histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, 1931). Chateaubriand le retrouve à Gand en 1815 :

« […] je l’avais rencontré pour la première fois à Savigny, lorsque, fuyant Bonaparte, il entra par une fenêtre chez madame de Beaumont, et se sauva par une autre. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 5. · Lire le passage

Son monde ce jour-là

Âge 33 ans 0 mois, 26 jours
Régime Première République : le Consulat 10.XI.1799 → 18.V.1804
Chef de l'État Napoléon Bonaparte, Premier consul 10.XI.1799 → 18.V.1804
Où il vit
Relations
Œuvres publiées 2 Dernière : Atala Sur sa table
Calendrier républicain 8 vendémiaire an X

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