À la séance publique du 9 février 1826, il lit la première partie de son premier discours sur l’histoire de France : « Invasion des barbares ; mœurs des empereurs romains ; mœurs des chrétiens, des païens et des barbares ».
La séance est celle de la réception de Mathieu de Montmorency, selon l’en-tête de l’extrait que Chateaubriand joint à l’Itinéraire : « Séance de réception de M. Mathieu de Montmorency, 9 février 1826 ». Le texte imprimé porte : « Première partie, lue par M. de Chateaubriand dans la séance publique du 9 février 1826 ».
Le discours va de la naissance du Christ à la chute de l’empire d’Occident. Il s’ouvre ainsi :
« Jésus-Christ, depuis longtemps annoncé dans l’Orient, vient au monde sous le règne d’Auguste : voilà le plus grand événement de l’histoire. »
Chateaubriand, « Discours servant d’introduction à l’histoire de France », lu à l’Académie française le 9 février 1826.
Et il s’achève sur deux hommes, le dernier empereur d’Occident et le premier roi des Francs :
« L’autre personnage a pour sceptre une hache, pour couronne une longue chevelure ; il a soumis une petite ville nommée Lutèce. »
Même discours.
« Ce fils du secrétaire d’Attila est Augustule ; ce roi barbare est Clovis. »
Même discours.
Il en détache un passage sur la Grèce, qu’il publie avec l’Itinéraire (lire l’extrait dans la liseuse) :
« Patrie commune de toutes les renommées ! pays qui ne manqua plus d’habitants ! car partout où naissait un étranger illustre, là naissait un enfant adoptif de la Grèce […] »
Chateaubriand, extrait du discours du 9 février 1826, joint à l’Itinéraire de Paris à Jérusalem (lire sur le site). · Lire le passage
Le texte intégral de cette première partie est en ligne sur le site de l’Académie française : Discours servant d’introduction à l’histoire de France, première partie.