Rédigée du 25 septembre au 16 novembre 1841.
La conclusion des Mémoires, commencée le 25 septembre 1841, est une longue méditation sur l’avenir de la société : la fin de la monarchie, l’avènement de la démocratie, la question de la propriété, le christianisme comme seule garantie de la liberté. Chateaubriand y prend congé de son siècle depuis sa fenêtre de la rue du Bac, qui donne sur le jardin des Missions étrangères.
« Les scènes de demain ne me regardent plus ; elles appellent d’autres peintres : à vous, messieurs. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XLIII, chapitre 9. · Lire le passage
« En traçant ces derniers mots, ce 16 novembre 1841, ma fenêtre, qui donne à l’ouest sur les jardins des Missions étrangères, est ouverte : il est six heures du matin j’aperçois la lune pâle et élargie, elle s’abaisse sur la flèche des Invalides à peine révélée par le premier rayon doré de l’Orient […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XLIII, chapitre 9. · Lire le passage
Il retouchera encore le manuscrit jusqu’en 1846-1847, mais cette page reste la dernière des Mémoires.
« On dirait que l’ancien monde finit, et que le nouveau commence. Je vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil. »
Lire le passage dans Comte de Marcellus, Souvenirs diplomatiques
— Mémoires d’outre-tombe, livre XLIII (conclusion), chapitre 9, daté du 16 novembre 1841.