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L'Enchanteur 1768—1848
Marie-Anne de Chateaubriand, Mme de Marigny, miniature (collection particulière)

Personnes

Marie-Anne de Marigny

4 juillet 1760 – 17 juillet 1860 ·

Sœur aînée, comtesse de Marigny, établie au château de Marigny, près de Fougères ; l’une des deux sœurs qui « seules survécu[rent] aux orages de la Révolution ».

En bref

Naissance4 juillet 1760, à Saint-Malo (registres cités par Biré : « Marie-Anne-Françoise »).
Mort17 juillet 1860, à cent ans, selon le catalogue de l’exposition de la Bibliothèque nationale (1948) ; Pailhès (1896) écrit qu’elle « mourut centenaire ». Lieu non établi (Dinan, où elle vivait en 1844, selon Du Boishamon). Elle vit encore en 1834 (lettre de son frère citée par Biré).
Mariage11 janvier 1780, dans la chapelle du château de Combourg, avec Jean-Joseph Geffelot, comte de Marigny, le même jour que sa sœur Bénigne (Biré).
DescendanceUne fille, Élisabeth-Cécile Geffelot de Marigny, épouse Gouyquet de Bienassis, qui vend le château de Marigny au baron de Pommereul le 30 juin 1810 (Biré).
LienSœur aînée (« Marianne » dans les Mémoires).
Séjours chez elleAutomne 1786, après la mort du père : « quelques mois » à Marigny ; 1806, avant l’Orient, visite à Fougères.
Correspondance41 lettres dans la Correspondance (41 reçues). Il la tutoie ; lettre du 15 mars 1834 : « Dis mille choses à Caroline et à notre famille » (citée par Biré).
En 1844Elle habite Dinan ; son frère lui fait porter un paquet par Charles Du Boishamon (Souvenirs intimes, 1875).
PortraitUne miniature anonyme, prêtée en 1948 par le vicomte du Boishamon à l’exposition de la Bibliothèque nationale (n° 14) ; non reproduite ici.
Dans les Mémoires3 mentions (relevé automatique) : livres II (3) ; IV (7) ; XIII (8).

Sa vie

L’aînée des sœurs, née le 4 juillet 1760, épouse M. de Marigny et vit au château de Marigny, près de Fougères. Elle traverse la Révolution, élève sa famille dans le pays de Fougères et meurt en 1860, presque centenaire, la dernière de la fratrie.

Avec Chateaubriand

Les liens sont surtout familiaux : il passe chez elle en juin 1806, avant le voyage en Orient. Son long âge en fait le témoin de toute la vie de son frère cadet.

Le double mariage de 1780

« Marianne épousa le comte de Marigny, et Bénigne le comte de Québriac. Elles suivirent leurs maris à Fougères : signal de la dispersion d’une famille dont les membres devaient bientôt se séparer. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre II, chapitre 3. · Lire le passage

« Mes soeurs reçurent la bénédiction nuptiale à Combourg le même jour, à la même heure, au même autel, dans la chapelle du château. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre II, chapitre 3. · Lire le passage

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres II, IV et XIII
Mémoires d’outre-tombe, éd. Edmond Biré, Paris, Garnier, 1898-1900 (notes) (lire sur le site · Internet Archive)
Abbé G. Pailhès, Chateaubriand, sa femme et ses amis, 1896
Chateaubriand, 1768-1848. Exposition du centenaire, Paris, Bibliothèque nationale, 1948 (catalogue ; faits seulement) (lire en ligne)

Dans le journal

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