Parti le 26 rejoindre Mme Récamier à Dieppe, il rentre en hâte et apprend à Gisors l’ampleur de la révolution.
Il traverse Paris en insurrection ; des étudiants le reconnaissent et le portent en triomphe aux cris de « Vive la liberté de la presse ! ».
Les ordonnances de Saint-Cloud, publiées le 26 juillet 1830, suspendent la liberté de la presse. Parti le jour même pour rejoindre Mme Récamier à Dieppe, où il arrive le 27, Chateaubriand rentre aussitôt. En entrant dans Paris le 28 par la barrière du Trocadéro, il voit le drapeau tricolore :
« J’eus le pressentiment que mon rôle allait changer : qu’étant accouru pour défendre les libertés publiques, je serais obligé de défendre la royauté. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXII. · Lire le passage
Le 30 juillet, reconnu dans la rue, il est porté en triomphe par les étudiants jusqu’au Luxembourg :
« Tout à coup je me sens pressé ; un cri part : » Vive le défenseur de la liberté de la presse ! » Mes cheveux m’avaient fait reconnaître. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXII. · Lire le passage
« Aussitôt des jeunes gens me saisissent et me disent : » Où allez-vous ? nous allons vous porter. » […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXII. · Lire le passage