L’attique de l’hôtel de la marquise de Coislin, place Louis XV : domicile du ménage du printemps 1805 à l’automne 1807, en haut de quatre-vingt-quatre marches.
En bref
| Adresse d’époque | Hôtel de Mme de Coislin, place Louis XV, angle de la rue Royale. |
|---|---|
| Adresse actuelle | 4, rue Royale / place de la Concorde, 75008 Paris (hôtel de Coislin, conservé). |
| Occupation | Printemps 1805 – fin novembre 1807 (Céleste : « Le printemps de l’année 1805, nous prîmes un appartement sur la place Louis XV » ; en novembre 1807, après l’exil et l’achat de la Vallée-aux-Loups, le ménage gagne un hôtel garni de la rue des Saints-Pères). Wikipédia donne 1805-1807. |
| Logement | L’attique (dernier étage, sous le toit) : « mes quatre-vingt-quatre marches ». |
| Avec qui | Céleste. La propriétaire, la marquise de Coislin, vit dans une autre partie de l’hôtel. |
| Absences | Été et automne 1805 : voyage en Auvergne et en Suisse ; juillet 1806 – juin 1807 : voyage en Orient (Céleste reste à Paris jusqu’à Venise). |
| Ce qu’il y fait | Réunions du soir pendant l’hiver 1805-1806 ; disputes littéraires avec Fontanes ; en 1807, article du Mercure qui provoque son exil de Paris. |
| Certitude | Domicile, étage et dates certains (Mémoires, Cahier rouge). |
Le lieu
L’un des deux palais jumeaux élevés par Ange-Jacques Gabriel sur la place Louis-XV, devenue place de la Concorde, à l’angle de la rue Royale.
Histoire
L’un des deux palais jumeaux élevés par Ange-Jacques Gabriel sur la place Louis-XV, devenue place de la Concorde, à l’angle de la rue Royale. Le 6 février 1778, les traités d’alliance entre la France et les États-Unis y ont été signés (d’après Wikipédia). Sous l’Empire, la marquise de Coislin, propriétaire, en occupe une partie et loue l’attique aux Chateaubriand ; elle y meurt en 1817.
L’attique
« […] quand je demeurais place Louis XV, dans l’attique de l’hôtel de madame de Coislin, Fontanes remonta mes quatre−vingt−quatre marches pour venir furieux, en frappant du bout de sa canne, achever un argument qu’il avait laissé interrompu […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 7. · Lire le passage
« Le printemps de l’année 1805, nous prîmes un appartement sur la place Louis XV. Cette maison appartenait à Mme de Coislin, qui en occupait une partie […] »
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge. · Lire le passage dans Mémoires d'outre-tombe
« De retour à Paris, nous allâmes passer l’automne à Méréville, puis nous revînmes à Paris où nous restâmes tout l’hiver, réunissant le soir à l’hôtel de Coislin quelques […] »
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge.
La propriétaire
« Madame de Coislin était une femme du plus grand air. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 2. · Lire le passage
L’exil de 1807
Après l’article du Mercure du 4 juillet 1807, l’ordre de quitter Paris tarde à être exécuté. Céleste raconte qu’ils occupaient encore la place Louis XV quand il fallut choisir une retraite :
« A cette époque, nous demeurions encore sur la place Louis XV; nous ne savions trop où aller […] »
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge. · Lire le passage dans Gabriel Pailhès, Chateaubriand, sa femme et ses amis
Ce qu’il en écrit
« […] qui me loua l’attique de son hôtel place Louis XV. »
Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 1. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 7 ; livre XVII, chapitres 1 et 2
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge, années 1805-1807
Wikipédia, article « Hôtel de Coislin » (consulté le 31 octobre 2026 ; renseignement à recouper) (lire en ligne)


