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L'Enchanteur 1768—1848
La rue de Miromesnil, à Paris (photographie, 2021)

Lieux

Rue de Miromesnil

31, rue de Miromesnil, 75008 Paris (numéro donné par Wikipédia, à confirmer)

« Un petit hôtel que nous louâmes très bon marché » (Cahier rouge), avec un jardinet : domicile du ménage d’avril 1804 au printemps 1805.

En bref

Adresse d’époqueUn « petit hôtel » de la rue de Miromesnil ; une note de l’éditeur des Cahiers (1909) le place « presque au coin » d’une rue voisine (la rue de la Bienfaisance, selon la fiche du site ; à vérifier).
Adresse actuelleWikipédia (article « Rue de Miromesnil ») désigne le n° 31, petit immeuble de la fin du XVIIIe siècle où aurait aussi vécu Grace Elliott (renseignement non sourcé, à recouper). Collas (1958, d’après Mme Bonnefous) dit seulement que la maison « existe encore ».
OccupationAvril 1804 – printemps 1805 (Céleste : « Le printemps de l’année 1805, nous prîmes un appartement sur la place Louis XV »).
Avec quiCéleste. Lucile, revenue à Paris à l’automne 1804, vit en pension et vient l’y voir (Mémoires, livre XVII, chapitre 6).
LogementPetit hôtel avec un jardinet aboutissant à un chantier, un grand peuplier près de sa fenêtre. Loyer « très bon marché » ; le ménage, dit-il, lui coûte douze mille francs par an (lettre à Mme de Custine du 13 juin 1804, citée par Collas).
Après euxLally-Tollendal et Mme Denain y logent ensuite (Mémoires).
Ce qu’il y faitNaissance de l’idée des Martyrs.
NuméroRochegude (1910) : le n° 31, « possédé et habité par Miss Grâce Elliott », où « Chateaubriand y habita en 1804 (dans la partie voisine du 33) » ; Wikipédia reprend ce numéro.
CertitudeDomicile et dates certains ; numéro 31 attesté par Rochegude (source de 1910, non contemporaine).

Le lieu

Rue du faubourg Saint-Honoré, sur la rive droite, qui monte vers la plaine Monceau.

Histoire

Ouverte en 1776 et nommée d’après Hue de Miromesnil, garde des Sceaux de Louis XVI, la rue se borde alors d’hôtels et de jardins encore à demi campagnards. En 1804, il quitte son logement provisoire de la rue de Beaune pour un petit hôtel de la rue de Miromesnil, où il vit, dit-il, « fatigué de repos ». C’est là que naît l’idée des Martyrs : « une ombre, que longtemps après j’appelai Cymodocée ». La maison est vendue peu après, et il s’installe place Louis XV.

Le jardinet et le peuplier

« […] je quittai mon logement provisoire rue de Beaune, et j’allai demeurer rue de Miromesnil. Le petit hôtel que je louai fut occupé depuis par M. de Lally−Tolendal et madame Denain […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 1. · Lire le passage

« Mon jardinet aboutissait à un chantier et j’avais auprès de ma fenêtre un grand peuplier que M. de Lally−Tolendal, afin de respirer un air moins humide, abattit lui−même de sa grosse main […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 1. · Lire le passage

« Nous quittâmes la rue de Beaune au mois d’avril 1804 pour aller demeurer dans la rue de Miromesnil dans un petit hôtel que nous louâmes très bon marché. »

Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge. · Lire le passage dans Mémoires d'outre-tombe

Lucile rue de Miromesnil

« J’habitais encore la maison de la rue Miromesnil, lorsque, dans l’automne de 1804, madame de Caud vint à Paris. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 6. · Lire le passage

Elle s’installe en pension chez les dames Saint-Michel, faubourg Saint-Jacques, et meurt le 9 novembre 1804. D’après Collas, la tension était vive entre Lucile et Céleste, qui habitait la rue de Miromesnil avec son mari.

Ce qu’il en écrit

« Le petit hôtel que je louai fut occupé depuis par M. de Lally-Tolendal et madame Denain, sa mieux aimée, comme on disait du temps de Diane de Poitiers. »

Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 1. · Lire le passage

« Peu à peu mon intelligence fatiguée de repos dans ma rue de Miromesnil, vit se former de lointains fantômes. »

Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 1. · Lire le passage

« Une ombre, que longtemps après j’appelai Cymodocée […] »

Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 1. · Lire le passage

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitres 1 et 6
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge, année 1804
Les Cahiers de Madame de Chateaubriand, éd. J. Ladreit de Lacharrière, Paris, Émile-Paul, 1909 (texte de Céleste ; les notes de l’éditeur ne sont utilisées que pour les faits qu’elles signalent)
Georges Collas, « Veuve d’un vivant. Céleste Buisson de la Vigne… (1792-1804) », Annales de Bretagne, t. 65, 1958, p. 169-200 (lire en ligne)
Mme R. Bonnefous, « Les demeures parisiennes de Chateaubriand », Bulletin de la Société Chateaubriand, nouvelle série, n° 1 (cité par Collas, 1958 ; non consulté directement)
Wikipédia, article « Rue de Miromesnil » (consulté le 31 octobre 2026 ; renseignement à recouper) (lire en ligne)
Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris par arrondissements, Paris, Hachette, 1910 (20 vol.) (lire en ligne)

Quand il y vécut ou séjourna

Dans le journal

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