Elle meurt de la tuberculose dans ses bras. Il la fait inhumer à Saint-Louis-des-Français.
Pauline de Beaumont, mourante, l’a rejoint à Rome en octobre. Elle meurt dans ses bras le 4 novembre et est inhumée à Saint-Louis-des-Français, où il lui fait élever un monument. Le récit de sa mort est l’un des plus beaux chapitres des Mémoires.
Le récit de sa mort occupe deux chapitres des Mémoires : livre XV, chapitre 4 (« Mort de madame de Beaumont ») et chapitre 5 (« Funérailles »), dans la numérotation du texte de référence. La liseuse du site suit l’édition Biré, qui range ces pages dans la deuxième partie, livre II : lire le récit dans la liseuse.
La dernière promenade, au Colisée, à la fin d’octobre :
« Un jour, je la menai au Colysée ; c’était un de ces jours d’octobre, tels qu’on n’en voit qu’à Rome. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XV, chapitre 4. · Lire le passage
« […] elle les arrêta sur la croix de l’autel, et me dit : « Allons ; j’ai froid. » Je la reconduisis chez elle ; elle se coucha et ne se releva plus. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XV, chapitre 4. · Lire le passage
Le vendredi 4 novembre, le médecin le prévient ; elle le devine :
« Je ne croyais pas que c’eût été tout à fait aussi prompt : allons, il faut bien vous dire adieu. Appelez l’abbé de Bonnevie. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XV, chapitre 4. · Lire le passage
« Elle me pria d’ouvrir la fenêtre, parce qu’elle se sentait oppressée. Un rayon de soleil vint éclairer son lit et sembla la réjouir. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XV, chapitre 4. · Lire le passage
Elle meurt entre deux et trois heures de l’après-midi :
« […] une de mes mains se trouvait appuyée sur son coeur qui touchait à ses légers ossements ; il palpitait avec rapidité comme une montre qui dévide sa chaîne brisée. Oh ! moment d’horreur et d’effroi, je le sentis s’arrêter ! »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XV, chapitre 4. · Lire le passage
« Le médecin présenta un miroir et une lumière à la bouche de l’étrangère : le miroir ne fut point terni du souffle de la vie et la lumière resta immobile. Tout était fini. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XV, chapitre 4. · Lire le passage