Libérées après la chute de Robespierre, Céleste, Lucile et Julie sont recueillies par Bénigne de Chateaubourg ; Céleste s’installe ensuite à Saint-Malo.
Le 14 août 1794, dix-huit jours après la chute de Robespierre, Mme de Chateaubourg et Mme de Marigny demandent la libération de leurs sœurs et de Céleste. Le comité révolutionnaire de Fougères appuie la demande : Mme de Marigny avait obtenu des Vendéens, lors de leur passage à Fougères (novembre 1793), la vie de prisonniers républicains (quatre cents selon la pétition, huit cents selon la préface d’Atala) (catalogue de l’exposition de la Bibliothèque nationale, 1948) :
« […] a arraché à la mort plusieurs de nos frères d’armes détenus au château lors du passage des brigands dans cette cité […] »
Comité révolutionnaire de Fougères, 16 août 1794 (catalogue de l’exposition de la Bibliothèque nationale, 1948).
Le comité de Fougères, interrogé « pour la quatrième ou la cinquième fois », répond le « 7 vendémiaire an III (8 octobre 1794) », écrit Collas : le 7 vendémiaire tombe le 28 septembre, le 8 octobre est le 17.
« Julie-Agathe Château Brillant, cy-devant noble, femme Farcy, a été arrêtée pour l’émigration de son mari et de son frère et la non manifestation de son civisme […] »
Le comité de surveillance de Fougères, 7 vendémiaire an III (8 octobre 1794), publié par Collas (1949).
La libération suit celle de leur mère, détenue à Paris : la levée d’écrou des trois femmes a lieu le 15 brumaire an III (5 novembre 1794), par ordre du Comité de sûreté générale (Collas). Selon la tradition de la famille, elles trouvent refuge à Fougères à l’hôtel de Québriac, chez Mme de Chateaubourg, où des certificats les montrent en 1795 et 1796.