430 pages imprimées à la mi-août 1799 selon la BnF : une version londonienne antérieure de près de trois ans à l’édition de 1802, peu exploitée par la critique.
Les six lettres de Chateaubriand à M. de Baudus (2 janvier 1798 – 25 octobre 1799), publiées par Hubert Morand dans le Journal des Débats du 11 mars 1925, montrent l’ouvrage à sa naissance. Le 5 avril 1799, il prie son correspondant d’offrir pour quinze guinées au libraire français de Hambourg, Pierre-François Fauche,
« […] un petit manuscrit sur la Religion chrétienne par rapport à la Morale et à la Poésie […] »
Chateaubriand à Baudus, 5 avril 1799, cité par Collas (1925).
trois feuilles d’impression à peu près, qui, ajoute-t-il,
« […] est très chrétien, tout analogue à la circonstance et ne saurait manquer de ce succès attaché aux ouvrages de circonstance […] »
Même lettre.
Le 6 mai, l’ouvrage, « commencé à la prière de Fontanes », s’intitule De la Religion chrétienne par rapport à la Poésie ; c’est
« […] une sorte de réponse au poème du pauvre Parny […] »
Chateaubriand à Baudus, 6 mai 1799, cité par Collas (1925).
(La Guerre des dieux). Les arrangements sont pris avec le libraire Dulau de Londres, et le livre contient déjà « plusieurs parties » des Natchez. Pour Georges Collas, « Quelques problèmes touchant Chateaubriand, à propos de publications récentes », Annales de Bretagne, 1925, le projet précède donc la mort de la mère (31 mai 1798 ; il l’apprend plus tard) et de Julie, que les Mémoires donnent pour son origine.