Paralysé, presque inconscient, il assiste à la chute de Louis-Philippe.
La monarchie de Juillet tombe ; la République est proclamée. Il ne se lève presque plus et suit les événements de loin.
Louis-Philippe abdique le 24 février 1848 ; la République est proclamée à l’Hôtel de Ville. Chateaubriand, qui avait refusé en 1830 de servir la monarchie de Juillet, ne la regrette pas. Il parle peu ; Hugo a recueilli le seul mot qu’on lui connaisse sur la République :
« M. de Chateaubriand ne disait rien de la République, sinon : Cela vous fera-t-il plus heureux ? »
Victor Hugo, Choses vues, 1848 (lire en ligne).
« M. de Chateaubriand, on le devine, ne donna pas de regrets à la chute de Louis-Philippe […] »
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage
Aux journées de Juin (23-26 juin 1848), alité, il se fait raconter les combats ; la mort de l’archevêque de Paris, Mgr Affre, frappé sur une barricade du faubourg Saint-Antoine, l’émeut profondément.
« Le récit de la mort héroïque de l’archevêque de Paris lui causa la plus vive émotion […] »
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site). · Lire le passage