Il y achève le Génie du christianisme et rentre à Paris fin novembre pour en surveiller l’impression.
Après le succès d’Atala, il décide de refondre le Génie du christianisme, dont deux volumes étaient déjà imprimés. Pauline de Beaumont lui offre une chambre dans la maison qu’elle vient de louer à Savigny-sur-Orge ; il y passe six mois avec elle, les Joubert et leurs amis.
« La maison était située à l’entrée du village, du côté de Paris, près d’un vieux grand chemin qu’on appelle dans le pays le Chemin de Henri IV […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 8. · Lire le passage
« […] madame de Beaumont avait la bonté de copier les citations que je lui indiquais. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 8. · Lire le passage
« […] sans la paix qu’elle m’a donnée je n’aurais peut−être jamais fini un ouvrage que je n’avais pu achever pendant mes malheurs. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XIII, chapitre 8. · Lire le passage
Le soir, Pauline lui apprend les constellations ; il les cherchera plus tard dans le ciel de Rome, près de son tombeau.
La maison, nommée Courte-Rente, appartient à un ancien avocat au Parlement, Marie-Nicolas Pigeon (« M. Pigeau » chez Bardoux). Le couple arrive l’après-midi du 22 mai 1801 ; le lendemain, Pauline raconte à Joubert le voyage, l’état des lieux dressé par le propriétaire et le fou rire qui suivit (Léon Risch, « Chateaubriand à Savigny-sur-Orge », Revue de l’histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, 1931) :
« Avant même la fin du voyage, il avait oublié ses sujets d’inquiétude et de chagrin. Jamais je ne l’ai vu plus calme, plus gai, plus enfant et plus raisonnable […] »
Pauline de Beaumont à Joubert, 23 mai 1801, citée par A. Beaunier. · Lire le passage
« Ce matin, le sauvage m’a lu la première partie du premier volume, en m’indiquant les changements qu’il doit faire. »
même lettre. · Lire le passage dans André Beaunier, Trois amies de Chateaubriand
Il a racheté à l’éditeur Migneret les deux volumes déjà imprimés pour tout reprendre. La refonte occupe l’été et l’automne ; il ne rentre à Paris qu’au début de décembre, le Génie achevé. Voir la fiche du lieu pour la maison, ses propriétaires et sa démolition en 1904.