Aller au contenu
L'Enchanteur 1768—1848
Saint-Hélier, à Jersey, peint par James Wilson Carmichael (1849) : le port où il débarque malade à la fin de 1792

Lieux

Saint-Hélier, Jersey

Saint-Hélier, Jersey

Convalescence chez son oncle Bedée (fin 1792 – mai 1793).

En bref

LieuSaint-Hélier, chez son oncle le comte de Bedée, émigré avec sa femme, son fils et ses trois filles.
OccupationDe l’automne 1792 (débarqué malade d’Ostende, après une escale forcée à Guernesey) au printemps 1793 : « quatre mois entre la vie et la mort », puis convalescence ; départ pour Southampton (Londres le 21 mai 1793).
LogementUn appartement « dans une des maisons que l’on commençait à bâtir le long du port » ; fenêtres « à fleur de plancher » : de son lit il voit la mer.
Avec quiL’oncle de Bedée, sa femme, son fils (La Bouëtardais) et ses trois filles, qui se relaient à son chevet ; le médecin M. Delattre.
CertitudeCertain (Mémoires, livre X, chapitre 3) ; maison non identifiée.

Le lieu

La plus grande des îles Anglo-Normandes, à une vingtaine de kilomètres des côtes du Cotentin ; Saint-Hélier en est le chef-lieu.

Histoire

Possession de la Couronne britannique, l’île sert de refuge aux émigrés bretons et normands pendant la Révolution. Victor Hugo y vivra en exil de 1852 à 1855. L’île sert deux fois de refuge à la famille : l’oncle de Bedée s’y retire avec les siens en 1792, quand Chateaubriand cherche l’argent nécessaire pour rejoindre l’armée des Princes, et lui-même s’y réfugie avant de passer en Angleterre. Les Mémoires citent la feuille de route que lui délivre à Southampton le maire de la ville, et l’extrait de l’« Alien-bill » qui l’accompagne.

La chambre sur le port

« Je demeurai quatre mois entre la vie et la mort. Mon oncle, sa femme, son fils et ses trois filles se relevaient à mon chevet. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre X, chapitre 3. · Lire le passage

« J’occupais un appartement dans une des maisons que l’on commençait à bâtir le long du port : les fenêtres de ma chambre descendaient à fleur de plancher, et du fond de mon lit j’apercevais la mer. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre X, chapitre 3. · Lire le passage

Ce qu’il en écrit

« Il approuva mon dessein de passer dans l’île de Jersey, et m’avança vingt-cinq louis. »

Mémoires d’outre-tombe, livre X, chapitre 2. · Lire le passage

« Mon oncle, le comte de Bedée, se disposait à passer à Jersey avec sa femme son fils et ses filles. »

Mémoires d’outre-tombe, livre IX, chapitre 1. · Lire le passage

« […] le maire de la ville, William Smith, me délivra le 18, pour Londres, une feuille de route à laquelle était joint un extrait de l’Alien-bill. »

Mémoires d’outre-tombe, livre VI, chapitre 1. · Lire le passage

« […] il y eut un projet de descente à Jersey, et un camp s’établit auprès de Saint-Malo. Des troupes furent cantonnées à Combourg. »

Mémoires d’outre-tombe, livre II, chapitre 3. · Lire le passage

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IX, chapitre 1 ; livre X, chapitres 2 et 3

Quand il y vécut ou séjourna

Ajouter un commentaire

Les informations de cette page sont aussi précises que possible, mais des erreurs ont pu s'y glisser. N'hésitez pas à utiliser ce champ pour en signaler une, proposer une source ou démarrer une conversation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *