Sept semaines après l’exécution de Jean-Baptiste, le district de Dol fait vendre les meubles du château « au compte de la nation ».
Le 1er prairial an II (20 mai 1794), un mois après l’exécution de Jean-Baptiste, les commissaires du district de Dol inventorient le château « au compte de la nation » et font brûler les titres féodaux. Du 23 au 28 prairial (11-16 juin 1794), les meubles sont vendus aux enchères dans la grande salle : 8 213 livres, plus 2 404 livres d’objets estimés et non vendus (le carrosse, la cloche, le tableau de la prise de Troie). La grande écurie devient un atelier de salpêtre (Collas, 1921).
« […] qu’on dit avoir fait partie des bons patriotes qui déterrèrent et brûlèrent sur la place le corps du père de M. de Chateaubriand […] »
Lamennais à Benoît d’Azy, 29 janvier 1823 (cité par Collas, 1921).
Le corps du père : le 22 août 1793, la municipalité de Combourg décide de fondre en balles les cercueils de plomb du caveau de l’église, « sans injure à la mémoire de personne » ; les registres paroissiaux, cités par P. de la Bigne (1908), placent en 1794 l’exhumation et le brûlement du cercueil du comte « aux abords du Grand Mail », par une bande que conduisait un homme surnommé le Bonnet Rouge. Collas date plutôt la profanation de septembre ou d’octobre 1793 (Collas, 1949).