Elle tente de soulever le Midi, puis la Vendée, pour son fils ; Chateaubriand désapprouvait l’entreprise.
Débarquée de nuit sur la côte, près de Marseille, à la fin d’avril 1832, la duchesse compte sur un soulèvement de la ville, qui échoue le 30. Le maréchal de Bourmont veut la ramener aussitôt hors de France ; elle refuse et gagne la Vendée, cachée sous un faux nom.
« Madame, débarquée comme Bonaparte sur la côte de Provence, n’a pas vu le drapeau blanc voler de clocher en clocher […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXV, chapitre 3. · Lire le passage
« Puisque je suis sur le sol de la France, je ne m’en irai pas : partons pour la Vendée. »
La duchesse de Berry, d’après Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXV, chapitre 3. · Lire le passage
Chateaubriand, membre du petit conseil légitimiste de Paris, juge l’entreprise perdue d’avance :
« Instruits de tout cela à Paris, il nous était facile de prévoir le résultat. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXV, chapitre 3. · Lire le passage
Le soulèvement vendéen de juin 1832 tourne court ; Chateaubriand lui-même est arrêté le 16 juin comme complice présumé (voir cette entrée).