Hugo a déposé à sa porte Le Retour de l’Empereur, après le retour des cendres (15 décembre 1840) ; il répond par une profession de foi libérale. « Ce soir, 18 Xbre 1840 » dans la Correspondance de Hugo (1947) ; Amélie Lenormant imprime « 18 février 1840 », date impossible, elle-même parlant de billets « échangés à la fin de 1840 ».
« Je sens, plus que personne, l’immensité du génie de Napoléon, mais avec ces réserves que vous avez faites vous-même dans deux ou trois de vos plus belles odes. »
Chateaubriand à Victor Hugo, 18 décembre 1840 (Lenormant imprime « 18 février ») (lire sur le site). · Lire le passage
« Quelle que soit la grandeur d’une renommée, je préférerai toujours la liberté à la gloire. »
Chateaubriand à Victor Hugo, 18 décembre 1840 (Lenormant imprime « 18 février ») (lire sur le site). · Lire le passage
La lettre
Paris, 18 février 1840
Je ne crois point à moi, Monsieur, je ne crois qu’en Bonaparte. C’est lui qui a fait et écrit la paix qu’il a bien voulu me donner à Sainte-Hélène. Votre dernier poëme est digne de votre talent. Je sens, plus que personne, l’immensité du génie de Napoléon, mais avec ces réserves que vous avez faites vous-même dans deux ou trois de vos plus belles odes. Quelle que soit la grandeur d’une renommée, je préférerai toujours la liberté à la gloire.
Vous savez, Monsieur, que je vous attends à l’Académie.
Dévouement et admiration.
CHATEAUBRIAND.
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, t. II, 1859 (lire sur le site) · Lire le passage